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28/11/2012

Les bons sentiments

Bon, plongeons, j’y vais d’un autre pavé dans la marre.

Je n’ai pas vu Ésimésac, qui est fort probablement très bon, très édifiant. Le combat du communautaire, de la solidarité contre l’individualisme et la poursuite aveugle du profit. Et plus loin, cette volonté de dépendre de soi-même et pas d’un système économique international déshumanisé.

De belles valeurs que je prône moi-même ici depuis toujours. Des situations que je dénonce depuis aussi longtemps.

Malheureusement, malgré toute la beauté de ce film et des idées qui y sont véhiculé – et comme pour une foule de rassemblement du genre dans le monde, on s’étend sur la défense de la vertu, on montre comment le communautaire est plus fort, plus important, plus centrale à l’expérience humaine. Je l’ai dit, et je le redirai encore mille fois, je suis d’accord : On ne peut laisser le monde aux mains d’un système qui traite l’humain comme n’importe quel autre intrant.

Cela dit, les bons sentiments ne suffisent pas. Un jardin communautaire, ça fonctionne à Saint-Élie-de-Caxton et encore, mais dans des sociétés plus large, il faut définir un peu mieux le partage, les droits, les devoirs. Les participants à « Occupy Montreal » s’en sont bien vite rendu compte l’an passé. Leur camp a vite finit par être squatté par toutes sortes de gens « pas rapport » venu profiter de la situation – des gens qui en avaient certainement bien besoin, là n’est pas la question – mais ils ne participaient pas. Ils ne faisaient pas la bouffe ou la vaisselle et n’apportaient rien au camp. « Pas juste » ont vite dit les gens du mouvement Occupy, « il faut qu’ils participent eux aussi et de façon équitable, sinon pas de bouffe ».

Et voilà le cœur du problème, les bons sentiments, l’esprit d’entraide fonctionne quand la communauté est toute petite dès que l’on passe un certain nombre de participants il faut établir des règles et malheureusement, si on se penche beaucoup sur la mise en avant de la nécessité de s’organiser on laisse généralement de côté l’organisation en elle-même.

Je n’ai pas la solution, elle n’est clairement pas simple et probablement que son élaboration ne ferait pas un film très excitant, mais il faudra bien un jour que l’on cesse de faire la promotion des bons sentiments et que l’on s’attaque à une refonte du contrat social.

.jpm

11:38 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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