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10/12/2012

Le lièvre et la tortue

Petit lundi matin. Ça papote tout autour de moi. Comme à tous les lundis, les tortues se trouvent toutes les raisons du monde pour entamer la conversation.

Un lièvre passe voir la secrétaire pour lui dire qu’il ne sera peut-être pas là en après-midi, son petit dernier est fiévreux. Une tortue non loin de là tend l’oreille : « Moi aussi j’ai déjà été fiévreuse quand j’étais petite… » L’histoire n’est pas nécessairement banale, mais elle comporte moult détails et donc s’étire et toutes les autres tortues s’y joignent en passant.

Le lièvre est déjà retourné à son bureau. C’est qu’il a des réunions à préparer, des expéditions à faire, des dossiers à régler. Le lièvre est généralement bien occupé. C’est normal avec lui on sait que les dossiers vont avancer que les choses vont se faire. Il n’a pas toujours le temps d’en prendre plus, mais ce n’est pas grave, il s’en sort toujours, il est rapide précis et malgré la charge de travail qui l’attend, il prend toujours le temps de donner un petit coup de main, de répondre aux questions…

Pendant ce temps, la tortue passe se prendre un café et peut-être une nouvelle occasion de parler une énième fois du fils du cousin de sa sœur qui, « imaginez-vous donc » s’est fait couper les cheveux en fin de semaine. La tortue est communicative, elle fait son petit bonhomme de chemin en entretenant de bonnes, de très bonnes relations avec ses collègues. Quand elle frappe une journée occupée, la tortue s’en plaint toute la journée et s’en vante le reste de la semaine.

Le lièvre finit l’année brûlé, il en a trop fait et se demande pourquoi. Bien sûr il y a le boulot, il a couru toute l’année. Il n’a pas pris le temps de jasé avec les collègues et se demande si toute cette course était vraiment nécessaire, mais il en reste encore. De son côté la tortue fini l’année juste devant le lièvre, elle a pris un ou deux jours de congé, après tout elle peut se le permettre, son travail est à jour et elle a le sentiment du devoir accomplis, les collègues avec qui elle en a parlé sont d’ailleurs bien d’accord.

Malheureusement, pour l’un comme pour l’autre, se faire pousser de longues oreilles ou une carapace est pratiquement impossible… Faut vivre avec.

.jpm

11:37 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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