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21/02/2013

Coupures universitaires

Les coupures déjà faites et celles que l’on annonce dans le système universitaire québécois sont très pernicieuses.

 J’espère de tout cœur qu’il va y avoir un réinvestissement, que les universités vont faire leur bout de chemin en évitant le gaspillage qu’on les sait capable de faire, que les syndicats qui s’y trouvent vont également faire leur bout, c’est-à-dire cesser de faire des demande irréalistes, mais j’ai de gros doutes. Les compressions vont probablement être maintenues, le gaspillage va continuer peut-être dans une moindre mesure et les demandes irréalistes vont demeurer, les secrétaires à 70 000$ pour 35h semaines ne vont pas partir demain.

Notez au passage que la proposition de la CAQ dont je parlais dans mon dernier billet reste la proposition la plus intéressante : Couper dans les subventions aux entreprises (qui atteignent près de 3 milliards par – autant que ce qu’elles versent en impôts) pour refinancer l’éducation supérieur. Les entreprises et la société vont être gagnantes!

Mais pour revenir au problème de base parce que malheureusement peu de chose risque de bouger, les coupures dans les universités font très mal parce qu’elles sont plus ou moins visible jusqu’à ce qu’il soit trop tard. En effet, les coupures en cours diminuent la qualité de l’enseignement, mais cela ne parait pas. Les étudiants ne s’en rendent pas nécessairement compte, les profs ne sont tout simplement plus là et les entreprises comme la société en générale ne voient pas la différence.

Les effets vont se faire sentir dans quelques années et s’amplifier avec le temps. Nous allons être moins compétitifs, les travailleurs universitaires de haut niveau sur qui repose l’innovation et le développement de nouvelles entreprises vont être moins performant et les universités font finir par être parmi les moins bien bonnes de la planète.

C’est exactement ce qui arrive présentement aux universités publiques californiennes. Jadis parmi les meilleures au monde, ce sont à elles que l’on doit tout le dynamisme de la « silicone valley », elles sont aujourd’hui largement sous-financer après des décennies de coupes. Ce sont devenu des universités de seconde zone et les administrateurs ne peuvent plus que constater que leurs sombres prédictions sont devenues réalité.

Le financement des études supérieures tout comme celui de l’enseignement primaire et secondaire ou même de la santé ne doivent pas être tributaire du budget annuel ou des gouvernement en place parce que leur résultats se mesurent à très long termes et que l’engagement à les financer adéquatement est fondamentalement social, ce doit être une volonté de la société et non celle issue d’une logique budgétaire.

Bref laisser tomber les cégeps et les universités c’est se condamner à long terme. Et, c’est d’autant plus vrai au Québec que l’importation de mains d’œuvre y est difficile.

.jpm

11:47 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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