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16/05/2013

Imposteur confus


Ça y est je suis dans mon premier après-midi de pause post-fin-de-bacc...

J'ai plein de trucs en tête, toutes sortes de projets que je reporte depuis longtemps. Malheureusement, je me sens un peu fatigué. Me retrouvé devant l'obligation de commencer des projets me fait soupirer. J'ai le goût, mais en même temps, je suis fatigué par ces huit années à m'imposer semaines après semaines des travaux scolaires. C'était les soirs de semaine, les fins de semaine à l'année longue... D'un autre côté, j'ai l'impression que je vais m'en ennuyer bientôt et que tous ces projets seront bienvenus.

D'un autre côté j'ai aussi cette impression d'être en quelque sorte un imposteur. C'est moi le gars qui prend des sans-solde au bureau pour me consacrer à d'autres projets, c'est moi qui crois que mes trucs sont tellement important que je laisse le bureau s'organiser sans moi. Ai-je de si bonnes idées? Méritent-elles toute cette attention? Je ne sais pas... Cela dit, suis-si important au bureau, en quoi mon absence est-elle si terrible et puis ces 4h de sans-solde je me les paye! je pourrais bien passer l'après-midi à dormir, ce sont mes affaires après tout!

Mais ce n'est pas moi ça. Si le doute fait parti de mes défauts (quoi que c'est aussi une grande qualité), mon besoin de faire quelque chose, de ne pas prendre congé en vain et d'avoir des projet est, je crois, parti intégrante de ma façon d'être et de prendre ces après-midi pour me pogner le cul serait de me renier moi-même...

Reste que j'ai bien le droit de prendre un break, de regarder autour de moi de voir ce que j'ai envie de faire. On peut en faire des choses avec 4h de lousse par semaine!

Ouais, bon je suis encore confus dans toute cette histoire. Qui eu cru que l'obtention de ce diplôme me tourmenterait?

...

Bon un petit peu de Tim Minchin - Dark Side, ça ve me faire du bien et je me lance dans un liste de projets à faire, à considérer... Puis je médite et je crois que je vais sortir prendre quelques clichés de Québec sous la pluie.

.jpm

13/05/2013

Bachelier

Ça y est j’ai fini mon baccalauréat en socio-économie, un long voyage que j’ai entrepris il y a déjà huit ans.

Si le voyage a été très agréable, les dernières sessions ont été plus difficiles. Me retrouvant aujourd’hui à la croisée des chemins, je ne pense pas m’engager tout de suite dans une maîtrise qui voudrait dire encore entre deux et quatre an de cours pour moi avant la rédaction.

Je ne suis cependant pas face à un mur. Il y a de nouvelles occasions au bureau et je pense également pousser un peu et tenter de voir un peu plus loin s’il n’y a pas d’autres occasions qui peuvent se concrétiser à court ou moyen terme. D’un autre côté, je me prive d’une demi-journée de salaire depuis huit ans, pourquoi ne pas continuer et profiter de la vie ou mieux encore prendre le temps de travailler un peu sur ces multiples projets qui hantent toujours mon esprit. Livre, jeu vidéo, conférence TED, musique, groupe d’entraide pour le troisième âge, les idées ne manquent pas. Je pourrais même penser donner un cours au cégep!

D’une certaine façon, je me suis peut-être un peu peinturer dans le coin. J’ai un boulot que j’aime, mais pour lequel mon bacc ne vaut pas grand-chose. Je voudrais avancer dans l’entreprise, mais je souhaite garder mon horaire de 36 heures.

Dans un monde classique, tout ça n’est pas compatible. Dans le monde dans lequel on vit aujourd’hui c’est autre chose, il y a moyen d’ajuster tout ça, enfin pour qui a de la volonté et une idée claire de ce qu’il veut – vraiment pas certain de savoir ce que je veux…

Le problème c’est que j’aime relever de nouveaux défis, mais que je suis bien content de ne pas être dans le jus continuellement et puis bon, moins d’une semaine après la fin de la session, je dois dire que la fin de ce bal incessant de huit ans de travail, d’étude, de vie parentale, de coach et de « j’essaie de me tenir en forme », me rends un peu las. J’ai le goût de prendre ça cool, de prendre l’air de regarder autour un brin…

C’est ce que l’on appel avoir l’embarras du choix j’imagine, mais comme c’est toujours le cas, il y a des limites des balises, du temps, de l’argent à mettre dans la balance.

Fin de bacc, aube de la quarantaine. J’ai un coffre à outils qui déborde, des idées plein la tête, mais voilà, je ne sais pas nécessairement quoi faire avec tout ça. Mon principal problème c’est que je m’intéresse à tout et qu’il me semble qu’il est bien difficile de faire un peu de tout éternellement. Je voudrais m’investir dans quelque chose, avoir une passion, mais je sais que le reste va finir par m’appeler…

Alors voilà, pour l’instant je vais garder mon horaire de 36h et je vais débuter toute sorte de trucs, lancer des sondes et on verra bien ce qui revient. C’est un non-choix, je le sais, mais je ne vois pas comment faire autrement. Mais je continu de réfléchir.

.jpm