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06/02/2013

ZD30: De la propagande !?

Vous avez certainement entendu parler du film Zero Dark Thirty de la talentueuse réalisatrice Kathryn Bigelow, mais avez-vous lu les divers critiques au sujet du film.

Il se passe une chose fort intéressante autour de ce film à la violence crue. Pour les uns c’est de la propagande pure et simple et donc un film à fuir ou à tout le moins à prendre avec un gros grain de sel. Pour les autres c’est un film qu’il faut absolument voir parce qu’il démontre bien que parfois il faut savoir se salir les mains pour atteindre un objectif louable – ce qui est tout à fait dans la ligné de pensé de Machiavel (sur lequel vous pouvez lire mon excellent travail ;-).

Comme pour bien d’autres grandes oppositions il y a un peu de vrai dans chacune de ces visions du film. Mais s’il est vrai qu’il faut parfois se salir les mains, dans le cas d’une usurpation du pouvoir comme ce que les islamistes radicaux ont tenté et réussit en parti au Mali, il faut également bien voir que la torture est une toute autre façon de se salir les mains et que rien ne prouve qu’elle soit nécessaire. Passez voir l’excellente entrevue de Richard Martineau au Francs-Tireurs avec

Malheureusement on en fait l’apologie dans ce film. Quand on le faisait dans 24h, ça pouvait encore passer, c’était de la fiction. Mais ZD30 se présente comme un quasi-documentaire sur la traque et la mise à mort de Ben Laden, ce n’est plus de la fiction et la torture présenté a fort probablement eu lieu. Or plusieurs rapports démontrent que la torture mise en scène et étant présenté comme un élément clé de la « capture » de Ben Laden n’a absolument servi à rien et qu’au bout du compte ce sont bien plus les renseignements obtenus autrement qui ont mené à sa cachette.

Une autre chose que le film met en scène, c’est le travail de moine, de rat de bibliothèque qu’est la traque d’un important criminel. Non, le travail de la CIA n’est pas toujours comme dans les films, une bonne part du travail repose sur de l’analyse de document, du recoupement de témoignage et le suivi de dizaines de pistes qui se transforment en cul-de-sac. L’équipe qui débarque et fait le ménage c’est le cinq minute qui couronne des années d’efforts dans des bureaux sans fenêtres. Mais tout ce que l’on nous montre dans les films c’est la semaine de préparation avant l’offensive et les cinq, dix, quinze minutes de cette dernière.

ZD30 est-il de la propagande? Très certainement. Il y a énormément de propagande dans le cinéma américain comme il y en a dans tous les cinémas. On met en scène notre monde, notre culture, nos valeurs – ZD30 en est un à la sauce américaine qui malheureusement à une conception de la nécessité politique bien violente.

.jpm

11:33 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

01/02/2013

Réformer le capitalisme ?

C’est Marie-France Bazzo qui a posé la question la semaine dernière alors que le sommet de Davos battait son plein. Un sommet où l’on entend d’ailleurs de plus en plus de voix s’élever pour réclamer des changements au modèle d’affaire qui prime de par le monde. En effet, nombre de grands décideurs et de grands penseurs de l’économie mondiale y compris le FMI et la Banque Mondiale, commence à se rendre compte que l’on ne peut plus continuer ainsi.

Est-ce possible de réformer le capitalisme? Sans aucun doute, comme certains intervenants l’on bien souligner dans cette excellente discussion (que je vous encourage fortement à écouter), le capitalisme a déjà bien changé depuis son apparition.

Un des changements majeur est celui de notre capacité à créer de la richesse et notre grande dépendance au système de crédit.

J’ai toujours bien aimé cette annonce de Molson où l’on voit John Molson lui-même démarrer son entreprise, acheter un petit terrain, bâtir lui-même sa brasserie et se lancer en production – une chose qui est aujourd’hui totalement impossible…

La discussion se termine sur une note plutôt pessimiste de Ianik Marcil, qui continu l’échange par lui-même dans un bon texte sur Voir, à savoir que le système va péter.

Bien sûr un effondrement complet est toujours possible. Nous en avons eu un avant-goût en 2008, les choses peuvent s’effondrer rapidement et les contres-coups sont globaux. Cela dit, la beauté du capitalisme est son adaptabilité. Peut-être sommes-nous passé tout droit, notre dépendance au crédit mondial et aux marchés extérieurs nous condamne d’avance, mais d’un autre côté il est possible d’y apporter des changements mineurs qui pourraient nous permettre d’éviter l’effondrement total.

Évidement nous n’en sommes plus à de petits changement si on veut tout régler, mais comme toujours et pour tout, il vaut probablement mieux apporter une série de changement après l’autre plutôt que de tenté de tout changer en même temps. Comme on dit, la perfection et l’ennemi du mieux…

Quoi qu’il en soit des changements sont nécessaires. Le ministre Duchesne et d’autres semblaient croire que cela passait par un renforcement de l’État. Je le crois aussi, mais il faut bien voir qu’un État plus fort n’est pas nécessairement un État plus gros. Cela dit, il faut également qu’une série d’accords mondiaux voient le jour afin que les efforts locaux ne soient pas rendu caducs par un système international qui permet de déjouer les décisions locales.

Bref, beaucoup de pain sur la planche et peu de temps pour commencer à mettre de nouvelles fondations en place.

.jpm

29/01/2013

Où en suis-je ?

J’ai entamé la semaine dernière mon dernier cours du bacc. Si tout va bien, je devrais diplômer à la fin avril et obtenir un baccalauréat multidisciplinaire en socio-économie.

Mais tout ne va pas bien. Pas que je pense couler mon dernier cours… Même si ce dernier ne m’inspire guère je devrais bien obtenir le minimum requis. C’est tout de même dommage de finir sur une mauvaise note avec un cours que les circonstances m’ont obligé à prendre (lire, un prof qui ne veut pas comprendre, un choix de cours limité et un horaire qui m’oblige à faire des compromis).

C’est un cours d’histoire politique… Vous savez le genre de cours où le prof annonce au premier cours que l’Histoire ce n’est pas que des dates, que de toute façon les dates sont subjectives et que l’important c’est d’être capable de mettre ensemble les divers éléments du « récit » historique, mais que dès les premier exercices il vous demande qui a parlé des « lieux de mémoires » dans le texte de Truc Muche lu une semaine plus tôt – non mais quelle bande de cons…

Mais je m’égare. Bien sûr j’en ai contre le prof qui m’a refusé un bon cours tout comme celui qui affirme haut et fort que l’Histoire ce n’est pas du par cœur et prouve le contraire à la première occasion, mais mon vrai malaise est ailleurs.

En effet, je termine une aventure qui aura pris huit ans de ma vie. C’est long huit ans à suivre des cours à l’université quand on travail à temps plein, quand on a des enfants à la maison et ladite maison à entretenir…

Bien sûr, je suis content du chemin parcouru. Je suis fier de cet accomplissement. Le voyage a été fort agréable et m’a permis d’apprendre énormément ce qui était le but principal du projet. Mais aujourd’hui où suis-je? Que vais-je faire avec?

Je suis à l’aube de la quarantaine (est-ce là la fameuse crise) et je me demande quelle direction prendre. Je me demande si j’ai fait les bons choix. Il y a tant de chose que j’aurais aimé faire. Démarrer une entreprise, allé faire une maîtrise à l’extérieur, voyagé à travers le monde, écrire…

Le pire c’est que j’ai fait un peu de tout cela. Je travaille dans une entreprise où j’ai fait beaucoup, nous étions cinq au départ, nous sommes maintenant quarante et le chiffre d’affaire fait plusieurs millions de dollars. J’ai fait un baccalauréat à temps partiel et j’en ai apprécié la grande majorité, j’ai voyagé un peu partout dans le monde et je sais que d’autres voyages s’en viennent en plus d’une capacité accrue d’en faire d’ici quelques année (quand les enfants pourront se garder tout seul) et j’écris ce blog depuis huit ans aussi, sans parler de cet essai qui est pratiquement prêt à être posté aux éditeurs.

Alors j’ai fait tout ce que je voulais non? Pourquoi cette impression de ne pas savoir où je vais, où j’en suis?

Bien sûr on en veut toujours plus, j’en veux toujours plus. Plus de temps, plus de voyage, plus de cours trippants, et une carrière plus intéressante que ce soit au bureau ou à travers la participation à des conférences sur les sujets que j’ai étudiés…

Plus de tout, c’est impossible et c’est là mon malheur et probablement mon malaise. J’ai peur de ne pas être allé aussi loin que j’aurai pu dans un ou l’autre de mes « projets » alors je me demande si je ne devrais pas cesser de courir tous ces lapins et me enfin me consacrer à un projet en particulier. Me lancer en affaires, je serais capable. Lâcher le boulot et faire un maîtrise en quatrième vitesse pour ensuite vivre cette vie de « savant » qui m’appelle. Changer de boulot, allé vivre à l’étranger avec les enfants. Écrire un vrai livre, un vrai roman sur lequel je plancherais à fond. Tout ça est possible. Alors pourquoi me contenter du mélange mi-figue, mi-raisin de tout cela et vivre sans éclat?

Pourquoi? Parce que c’est l’approche raisonnable, celle où on profite un peu de tout sans tomber dans l’excès. Mais pourquoi être raisonnable? Pour les autres principalement – faire son trip sans tout cassé autour. Les enfants ont une vie, ma blonde aussi et il faut concilier tous les rêves… C’est ça le piège à con de la quarantaine : On sait qu’on pourrait tout lâcher, enfin se consacrer à quelque chose, mais on ne le fait pas parce que l’on a déjà un passé, une histoire et des engagements.

D’un autre côté cet équilibre entre le boulot, les études et la relative liberté que me permet une vie pas trop prenante (contrairement à celle des patrons de PME ou des profs universitaire) est fort appréciable et apprécié.

J’ai le trip de la gestion sans avoir trop de stress et de pression. J’ai le trip des études sans avoir le stress du vide à la fin et de la nécessité de travailler. J’ai la chance de voyager pour le boulot et lors de mes vacances et l’avenir semble encore meilleur de ce côté là et puis j’ai une famille aimante avec laquelle j’ai l’occasion de vivre des choses merveilleuses... Alors de quoi est-ce que je me plaint? J’ai le meilleur de tout ces mondes! J’aurai même la chance d’écrire un bouquin cet été alors que je prolongerai  mon sans soldes d’étude durant la saison estivale!

Mieux, dans quelques semaines je m’envole pour Los Angeles pour le boulot et quelques jours de grimpe à Bishop, la mecque du bloc - génial! Non, mais de quoi je me plaint!

Est-ce vraiment moi qui me plaint? Ne serait-ce pas tout ce rêve que l’on nous vend, le gros char, la maison neuve, les voyages dans le Sud, bref cette vie de luxe et de loisir qui n’est au final accessible qu’à très peu de gens ou en pour de très bref moment à monsieur, madame Tout le monde? Cet espèce d’impression de vouloir plus ne vient-elle pas de là?

D’un autre côté cette impression de pouvoir faire plus ne vient certes pas des pubs de réno salle à manger! Mais faire plus veut aussi dire faire moins, plus de l’un, moins de l’autre - exit l’équilibre.

Étourdissant tout cela... Une réflexion à méditer... J’y reviendrai... Peut-être...

.jpm

16:46 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

22/01/2013

Les vacances avec Machiavel

Je prends des petites vacances de trois jours, mercredi, jeudi, vendredi au grand froid à Québec. Le Sud m'aurait bien tenté, mais trois jours c'est un peu court.

Souvent, par le passé, je vous ai proposé divers blogues et articles à lire pour ne pas vous laisser avec rien à vous mettre sous la dent. Cette fois-ci j'ai décidé de vous faire profiter de mon génie plutôt que de celui des autres ;-)

J'ai fais, à la session dernière, un travail  sur Machiavel qui m'a valus une note de 94%et ce dans une classe où près d'une centaine d'autres élèves faisaient également un travail sur Machiavel... Un excellent travail donc. Et comme mon travail portant sur les Humanistes de la Renaissance, Machiavel et leur héritage respectif, me semble accessible et intéressant j'ai décidé de la partager avec vous...

C'est assez long, un peu moins de 3000 mots, mais vous pouvez prendre toutes mes vacances pour le lire!

Le document est partagé sur mon Google+, vous N,avez qu'à cliquer sur le lien ci-dessus.

Bonne lecture!

.jpm

17/01/2013

Le danseur et le PDG

Je suis tombé sur une émission de téléréalité dans le temps des fêtes. L’émission s’appelle « Undercover Boss » et elle met en scène les incursions de patrons qui se déguisent et se font passer pour un employé ordinaire afin de bien comprendre ce qui se passe dans leur entreprise.

Dans l’épisode que j’ai vu, le PDG de Lucky Strike, une compagnie qui possède une vingtaine de resto-bar / allées de quilles de style branché, cherchait à relancer l’entreprise et a décidé de le faire en allant voir ce qui se passait dans ses divers restos qui fonctionnaient le mieux pour aller y chercher de nouvelles idées…

Durant l’épisode en question on voit donc le PDG se faire passer pour un débutant dans les divers restos et rencontrer des employés qui se donnent pour l’entreprise, qui proposent une meilleure salle de pause, plus d’activité avec la mascotte, des clubs de jeunes quilleurs. Comme tous les shows de téléréalité c’est très humain, c’est gros, on y présente les moments où le boss réalise qu’il partage beaucoup avec le mécanicien d’allées qui a lui aussi perdu son père récemment. On y présente le moment drôle, les moments touchants quand ledit boss confie le développement des clubs à une serveuse enjouée qui en avait eu l’idée, on y présente également de petit moment d’introspection où le PDG confie ses impressions du jour. Bref c’est un show de téléréalité.

Mais tout ça est plate et ridicule, c’est trop gros pour bien des téléspectateurs. Les patrons n’ont pas de sentiments. S’ils vont déguiser dans leurs entreprises c’est pour espionner et tous ces bons sentiments, la larme à l’œil ce n’est pas crédible.

Non, les shows de décorations où refaire une salle de bain semble pouvoir change la vie d’une personne ça passe, mais pas le PDG qui donne une promotion importante à une bonne employée.

Le danseur qui se donne pour son art et qui se fait repêcher par des juges dans d’autres téléréalités ça parle. Ça c’est la vraie vie, les sentiments sont semble-t-il plus vrais…

« Dance off » suivait au même post. Ah, là tu parles! Courage, détermination, travail acharné, confiance mutuelle, les animateurs ne tarissent pas d’éloge et les téléspectateurs embarquent. Entre les prestations on présente le parcours des membres des troupes prenant bien sûr le temps d’aller chercher les éléments humains. La maman de l’une est malade, le frère de l’autre est handicapé…

Bien sûr les PDG vivent aussi tout ça, mais ils sont riches, ils ont du pouvoir et surtout, dans l’imaginaire populaire, ils n’ont pas travaillé pour y arrivé, on les a parachuté là. Bien sûr on oublie collectivement que quatre-vingt à quatre-vingt-dix pour cent des entreprises sont des PME démarrées et tenues par des entrepreneurs qui travaillent des heures de fous…

Mais c’est normal c’est leur entreprise et ils en tirent un bénéfice important alors le courage, la détermination, la capacité de faire confiance non pas à quelques copains de danse, mais bien à plusieurs dizaine d’employés et à gérer les multiples problèmes de tout ce beau monde sans parler de la gestion de l’entreprise, des fournisseurs, des clients et des créancier, ça ne vaut rien face à ce danseur qui se consacre à son art…

Je n’ai rien contre les danseurs et moi aussi j’aime bien le spectacle offert par ces « Dance off » et autres « So you think you can dance », mais je suis profondément  écœuré par cette vision réductrice qui domine ici voulant que l’art et les créatifs sont tellement supérieurs aux PDG et autres patrons qui se démènent pour faire tourner leur petite entreprise.

.jpm

11:40 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

14/01/2013

Débat autour du chômage saisonnier

En ce petit lundi, je vous laisse lire l'intéressant débat entre Alain Dubuc et Ianik Marcil sur la "réforme" de l'assurance chômage mise en place par le gouvernement Harper. C'est, pour ma part, un bon exemple des positions de gauche et de droite face au travail saisonnier et bien sûr des fondements de cette position.

Prenez également le temps de lire l'ajout de Marcil et les divers commentaires qui suivent les deux articles. Ils sont assez représentatif également et plusieurs apportent des remarques intéressantes.

Bonne lecture !

.jpm

11/01/2013

Paradoxes amérindiens

Vous suivez probablement le dossier des revendications de nos autochtones de plus ou moins près comme la plupart des québécois…

Si vous avez l’impression de ne pas trop savoir ce qu’ils revendiquent exactement, ne vous en inquiété pas trop, ils ont bien de la difficulté à le savoir eux-mêmes et les médias qui carburent au sensationnalisme n’aide rien.

Le problème est bien sûr très large, historique, social, culturel – il y a trois solitudes en effet au Canada.

On les « park » dans des réserves comme disent les uns. Plus ou moins, ils ont le droit d’habiter où ils le veulent, personne ne les oblige à vivre dans les réserves, mais ils y ont des avantages et y sont souvent nés alors ils y restent, mais voudraient mieux.

Plus paradoxale encore ils veulent profiter des avancés de la civilisation, maison, ski-doo, mais ne veulent pas y participer. Ils voudraient vivre dans des réserves où la bouffe ne coûte pas trop cher où se loger est simple et où ils ont tous les services nécessaires, mais en même temps être capable de passer la porte et de retrouver les grands espaces qu’ils chérissent.

Mais leur plus grand problème n’est pas là. Le plus grand problème est celui du déchirement interne de la communauté entre les traditionnaliste et le modernes le tout dans un structure de bande où le chef n’est pas toujours le chef…

Le village Huron à Québec est un excellent exemple d’une belle intégration. À ma connaissance ce n’est pas une réserve, mais il y a clairement un regroupement là. On y a même bâti un hôtel et un musée faisant de l’endroit une destination touristique où les Huron-Wendat peuvent vivre selon leur coutume et en tirer un certain revenu.

Bien sûr tout n’est pas parfait. Les enfants ont l’occasion de fréquenter les cégeps de Québec, mais le bois pour la chasse est un peu plus loin. Comme tous les autres amateurs de chasse au Québec ils doivent prendre des vacances et aller au Nord pour chasser. Plusieurs Hurons ont investi, dans la ville. On y retrouve entre autres, un magasin de raquette, de fabricants de chaussons et un restaurant amérindien très réputé, mais ces initiatives ne sont souvent le fait que d’une poigné de modernistes et les débat avec les traditionalistes qui ne tiennent pas à mettre leur culture en vitrine sont légion.

Bref, la question est loin d’être simple tant à l’interne qu’à l’externe, mais comme dans bien d’autre cas de détresse si la personne ou le groupe veut s’en sortir il doit y mettre du sien. Espérons simplement que le mouvement « Idle no more » saura insuffler la dynamique nécessaire à une certaine introspection de la part de la communauté et au final une volonté de prendre une direction commune.

Ensuite, ce sera à nous d’écouter et de les accompagner dans leur choix.



D’ailleurs tout ça n’est pas étranger à la situation québécoise (ou même mondiale). La crise est peut-être moins frappante, mais on va devoir tôt ou tard faire une certaine introspection collective et décider de la direction à prendre. Malheureusement j’ai bien l’impression que l’on va se faire rattraper par les événements (quels qu’ils soient) bien avant d’avoir fait nos devoirs.

.jpm

11:36 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

21/12/2012

Du caractère infini de la planète

Je regardais la carte du monde qui trône au-dessus du bureau d’une collègue aujourd’hui et je constatais que même en ayant beaucoup voyagé, je n’ai presque rien vu de la planète. J’ai des amis qui ont voyagé beaucoup plus que moi, ils ont touché tous les continents, vus quelques dizaines de pays, mais même eux n’ont vu qu’une infime fraction de la planète.

Si cette constatation sur la grandeur du monde a toujours été vraie, elle se pose aujourd’hui dans un cadre bien différent. Comme chacun le sait, le monde est plus petit que jamais. On communique avec l’autre bout de la planète en quelques dixièmes de seconde, on y vol en quelques heures. Nos chaussures viennent de la Chine, notre bœuf du Brésil, notre téléphone de la Finlande. Toute la planète ou presque est porté de la main, on peut traverser l’Europe sur le pouce, franchir les deux Amériques à vélo ou prendre le train de Moscow à Beijing…

Mais notre monde, bien qu’il soit circonscrit sur sphère de dimensions finies, est totalement infini, il est fractal. C’est une surface avec un périmètre infini.

Ainsi malgré sa petitesse relative, celle que nous aura apporté la télécommunication et les avions à réaction, le monde demeure infiniment grand. Même si l’anglais domine, il se parle encore plusieurs milliers de langues sur la planète. Même si la principauté de Monaco est toute petite, il nous faudrait une vie ou presque pour en connaitre tous les recoins, tous les cafés, tous les bars, tous les hôtels – et je ne parle même pas des gens!

J’ai eu la chance de voyager un peu partout, j’ai fait New York, Hong Kong, Paris, Barcelone, Tokyo, Los Angeles… J’ai vu les déserts américains, la campagne Sud-Coréenne, l’Ouest Canadien et Rivière-du-loup, mais je n’ai jamais mis les pieds sur le continent Africain, ni en Amérique du Sud, pas plus qu’en Océanie et je ne connais rien de l’Europe de l’Est.

J’ai le vertige rien que d’y penser…

Notre monde est très vaste et rien ne contribue plus à nous rapprocher les uns des autres que de le parcourir et de voir comment les autres vivent. Les voyages sont extrêmement enrichissants.

Alors voilà, pour cette nouvelle année qui s’en vient, je vous souhaite, la santé, bien sûr, mais aussi beaucoup de voyages!

.jpm

p.s. Ouais, c’est déjà le temps des fêtes, je risque d’être plutôt absent, mais je vais peut-être publier un peu aussi… Sinon ma présence habituelle devrait reprendre vers le 7 janvier. Bon congé!

13:47 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

19/12/2012

Les tueries et la foi en Dieu

Les commentaires sur la tuerie de Newtown continuent d’occuper les manchettes. On se pose des questions, on remet certains choix en question, on relativise le tout…

Sarah Palin a voulu ajouté son grain de sel et nous parler de son appréciation de la situation et ce faisant elle a dit mettre sa foi en Dieu plutôt de la placer chez les politiciens et les élites médiatiques.

C’est un commentaire très conservateur tout à fait dans la veine de ceux qu’elle nous a offert par le passé. Au premier niveau ça n’a évidemment aucun sens. Dieu, au mieux n’y peut rien, au pire s’en fout complètement – et ça bien sûr c’est en considérant qu’il existe. Pure folie pour ma part.

Par contre si on prend son commentaire au second niveau, si on prend le temps de lire son commentaire au complet, on comprend qu’elle considère que le problème actuel de la société repose sur une élévation de l’individualisme et de la cupidité par les politiciens, leurs politiques et bien sur les grands médias.

Si on peut s’entendre sur une part du problème, je suis un peu moins rapide à condamner les mêmes acteurs sociaux qu’elle. Mais qu’à cela ne tienne. Je crois que ce qu’elle souligne vraiment dans la réaffirmation de sa foi en Dieu c’est en fait sa confiance en une certain image  des valeurs chrétiennes de base. Celles de la petite communauté tissé serrée, celle où tous se connaissent, où tous vivent à l’unisson…

Je peux comprendre la nostalgie de cet idéal, mais ayant connu bien des gens qui ont voulu  quitter leur petit village à cause des pressions conformistes qu’ils y subissaient, je suis bien loin de croire en cet idéal.

Cela dit, je dois cependant concéder à Mme. Palin que l’idéal de la cité anonyme et complètement atomisé n’est pas mieux. Ce n’est d’ailleurs qu’une vision théorique servant à expliquer simplement un modèle complexe, ce n’est certes pas la vision qu’entretiennent la plupart de gens à propos de leur ville.



Et Dieu dans tout ça? Hé bien est un élément de culture et pour revenir à mon explication de la ville anonyme et atomisé, Dieu n’est peut-être  aussi qu’une vision théorique dans ce commentaire de Palin… D’ailleurs, ce droit de posséder une arme et cette idée qu’elle seule assure la sécurité sont également des éléments culturels et bien théorique. Reste à savoir à quel idéal on veut se raccrocher. Pour ma part le choix est clair, point n’est besoin d’un Dieu, la cité humaine et la paix sociale apporté par la répartition économique et un filet social digne de ce nom est la voie à suivre.

.jpm

17/12/2012

La mort au bout du chemin

Je viens d’apprendre qu’une de mes collègues est sur son lit de mort, à quelques jours de la fin, peut-être moins. C’est un cancer devenu presque généralisé qui aura eu raison d’elle…

Je suis déjà en train d’en parler au passé. C’est dur. Les mots manquent.

Dans les couloirs on évite le regard de l’autre. Tout le monde est atterré, puis on se parle, mais on ne sait pas quoi dire. Ça fait mal c’est évident, ça choque, elle est si jeune, à peine la trentaine.

Ça fait bizarre après la tuerie au Connecticut, ils étaient tous jeunes et on aura rien vu venir, mais la mort est une chose de proximité et malheureusement le Connecticut est beaucoup plus loin que le bureau vide de ma collègue…

Mais puisqu’il faut continuer, on se replonge dans le travail. L’entrain habituel n’y est pas, mais échanger sur le boulot avec les collègues permet d’oublier un peu. On s’engourdis avec le travail, on replonge, on se met la tête ailleurs. La routine est salvatrice.

Bush, au lendemain des attentats du onze septembre avait semblé, pour beaucoup, vouloir relancer l’économie en invitant les gens à aller magasiner. Peut-être en fait avait-il à sa manière donné le meilleur conseil possible, n’oublier pas les gens, mais reprenez votre vie, votre train-train quotidien, c’est la meilleure façon de continuer sans trop souffrir.

Au bureau l’atmosphère va être lourde toute la semaine. Nous marcherons tous vers l’annonce fatidique d’un pas lent, voyant l’inévitable approcher… Que faire d’ici-là? Pas de bonne réponse.



Vous vous souvenez de ce billet sur la très maladroite comparaison du gouvernement entre le cancer et la dépression ? Hé bien elle est là la différence. Ma collègue atteinte du cancer risque fort de mourir dans quelques jours alors que mes deux collègues qui ont fait une dépression sont de retour au boulot en pleine forme.



La vie est injuste vous dites-vous? Certains de mes collègues sont fâchés, d’autre triste. « Chienne de vie ». Malheureusement, la vie ne répond pas à ces catégories purement humaines – il n’y a pas de notion de justice et d’injustice ici. C’est une loterie sans plus. Certain perdent d’autres gagnent.  Ce qui est malheureux, c’est qu’une certaine part de ceux qui gagnent soit trop cons pour s’en rendre compte.

.jpm

11:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

13/12/2012

Le libre marché

C’est en répondant à une plainte d’un client la semaine dernière que j’ai réalisé à quel point le libre marché fonctionnait bien dans le monde des PME et de produits de petite consommation alors qu’il est totalement factice, voire inexistant, dans le monde des grandes entreprises de consommation de produits coûteux.

C’est bien simple, dans notre cas, si un client se plaint on se plie en quatre pour trouver une solution, une réponse. On remplace le produit ou mieux encore on reproduit le problème rencontré en laboratoire pour être en mesure d’aider notre client  à le régler et à utiliser nos produits plutôt que ceux de la concurrence. Ça nous coûte très cher, mais ces pratiques nous gardent éveillé, elle nous permettre de bien comprendre les besoins de nos clients et à améliorer nos produit et notre service.

Du côté de la petite consommation, grille-pains, pelles et chemises, les Wal Mart de ce monde se fendent en quatre pour nous vendre le meilleur compromis prix/qualité et les fabricants derrière doivent travailler d’arrache-pied pour nous offrir des produits intéressants et tentants afin que nous dépensions nos fonds discrétionnaires chez eux. C’est encore plus difficile pour les entreprises qui vendent des services…

Bien sûr, je ne dis pas que le modèle d’affaire de Wal Mart est parfait, ni celui du garage du coin, mais au moins on s’approche quelque peu du modèle de marché idéalisé que les grands défenseurs dudit modèle nous parlent toujours.

Du côté des grandes entreprises vendant des produits coûteux, c’est une autre histoire. Vous avez déjà été vous plaindre de la qualité de votre voiture chez le concessionnaire? Vous avez déjà été vous plaindre de la durée de vie de votre iMac? Trois ans et il meurt, la carte mère est fini… Les vendeurs s’en tapent, ils en sortent des millions par année, vous êtes tombé sur un citron, ça arrive, mais tant que ça ne dépasse pas 10% des ventes l’entreprise ne fera rien, pire encore, ça va prendre un recours collectif pour la faire bouger.

Plus le truc coûte cher, plus l’entreprise est grosse, plus les problèmes du consommateur son minimisé et marginalisé. Ils en vendent des millions par année et leur réputation n’est plus à faire, de toute façon, tous les joueurs de l’industrie joue exactement la même partie…

Il est où à ce moment-là le libre marché? Vous pouvez choisir entre une méga-entreprise ou une autre, mais au bout du compte, Mazda, Hyundai ou Ford, c’est du pareil au même, ils sont bien content de vous voir quand c’est pour vous faire dépenser de milliers de dollars, mais quand un problème survient, ce n’est pas garanti, c’est une statistique et puis vous pouvez bien aller voir chez le voisin ça ne m’affectera en rien – le char vous l’avez déjà acheté, il est trop tard.

Bref, le marché n’est pas aussi libre qu’on veut bien nous le faire croire et malheureusement ces qui travaillent dure sont les plus petits, ceux pour qui perdre un client fait vraiment mal, les autres, les grandes multinationales qui fond des voitures pourries ou des rasoirs qui s’émoussent après deux rasages et qui contrôle l’ensemble du marché n’en n’ont rien à foutre du client individuel, c’est un grain de sable sur la plage et rien ne peut l’amener à faire grincer l’engrenage.

.jpm

10/12/2012

Le lièvre et la tortue

Petit lundi matin. Ça papote tout autour de moi. Comme à tous les lundis, les tortues se trouvent toutes les raisons du monde pour entamer la conversation.

Un lièvre passe voir la secrétaire pour lui dire qu’il ne sera peut-être pas là en après-midi, son petit dernier est fiévreux. Une tortue non loin de là tend l’oreille : « Moi aussi j’ai déjà été fiévreuse quand j’étais petite… » L’histoire n’est pas nécessairement banale, mais elle comporte moult détails et donc s’étire et toutes les autres tortues s’y joignent en passant.

Le lièvre est déjà retourné à son bureau. C’est qu’il a des réunions à préparer, des expéditions à faire, des dossiers à régler. Le lièvre est généralement bien occupé. C’est normal avec lui on sait que les dossiers vont avancer que les choses vont se faire. Il n’a pas toujours le temps d’en prendre plus, mais ce n’est pas grave, il s’en sort toujours, il est rapide précis et malgré la charge de travail qui l’attend, il prend toujours le temps de donner un petit coup de main, de répondre aux questions…

Pendant ce temps, la tortue passe se prendre un café et peut-être une nouvelle occasion de parler une énième fois du fils du cousin de sa sœur qui, « imaginez-vous donc » s’est fait couper les cheveux en fin de semaine. La tortue est communicative, elle fait son petit bonhomme de chemin en entretenant de bonnes, de très bonnes relations avec ses collègues. Quand elle frappe une journée occupée, la tortue s’en plaint toute la journée et s’en vante le reste de la semaine.

Le lièvre finit l’année brûlé, il en a trop fait et se demande pourquoi. Bien sûr il y a le boulot, il a couru toute l’année. Il n’a pas pris le temps de jasé avec les collègues et se demande si toute cette course était vraiment nécessaire, mais il en reste encore. De son côté la tortue fini l’année juste devant le lièvre, elle a pris un ou deux jours de congé, après tout elle peut se le permettre, son travail est à jour et elle a le sentiment du devoir accomplis, les collègues avec qui elle en a parlé sont d’ailleurs bien d’accord.

Malheureusement, pour l’un comme pour l’autre, se faire pousser de longues oreilles ou une carapace est pratiquement impossible… Faut vivre avec.

.jpm

11:37 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

07/12/2012

Une sortie chez Ashton ou de l'apparition du féminisme

Je suis allé souper chez Ashton avec mes enfants cette semaine. Grosse semaine, pas d’inspiration pour le souper et comme on le fait très rarement je me suis dit pourquoi pas.

Dans la voiture, en route vers le resto, mon fils demande à sa sœur quel programme elle allait considérer pour le secondaire si elle n’était pas sélectionnée pour Art et TIC. Elle lui répond qu’elle ne sait pas trop et je lance du tac au tac qu’il y a peu de chance qu’elle ne soit pas choisie. Elle a de très bonnes note, elle est capable de démontrer un intérêt pour le sujet et en plus, ajoutais-je, c’est une fille.

J’ai vite voulu revenir sur mon dernier commentaire, expliquer qu’il y avait souvent de la discrimination positive dans ce genre de programme et bien sûr je me suis rendu compte que le terme « discrimination positive » allait demander quelques explications.

Alors j’ai fait comme je le fais de temps à autre quand je suis seul avec mes enfants, j’ai pris l’heure du souper pour leur faire un court récit de l’histoire du féminisme, ou enfin un historique de la place des femmes au cours du XXe siècle.

De l’école de rang ou seule les femmes célibataires pouvaient enseigner, à leur participation dans les usines de la première et de la seconde guerre mondiale et à leur retour durant les Trente glorieuses à la maison comme reine du foyer et finalement au début du féminisme moderne vers la fin des années soixante.

Ils ont eu droit aux dates des grandes guerres, à une courte parenthèse sur la grande dépression des années 1930, à une introduction au baby-boom et à une version courte de l’émancipation de la femme à partir des années 1970, leur entrée sur le marché du travail d’abord dans des professions dites féminines et plus tard, avec une certaine aide de la discrimination positive, dans des emplois à prédominance historiquement masculine.

Au bout du compte, ils auront peut-être intégré une vague idée du parcours des femmes au XXe siècle et un portrait générale de l’histoire récente. Mais pour ma fille surtout, j’espère qu’elle aura compris que contrairement à aux millions de femmes qui l’ont précédée elle aura la chance de faire ce qu’elle veut dans la vie.

Pas mal pour une sortie chez Ashton!

.jpm

11:35 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

30/11/2012

Les croyants sont des imbéciles

Au lendemain d’un vote historique de l’ONU, admettant la Palestine comme État observateur non-membre, tout ce que les palestiniens ont trouvé à faire c’est de sortir dans la rue et de manifester leur joie en scandant « Allah Akbar » : Dieu est le plus grand!
 
Excusez-moi, mais quelle bande de cave! Cent quatre-vingt-treize pays se sont réunis à l’ONU. Cent trente-huit d’entre eux ont voté en faveur de la reconnaissance de la Palestine comme État. Du nombre, une grande majorité sont des États laïcs et de cette grande majorité une importante quantité regroupe des croyants qui ne croit pas au prophète Mahomet. Ont-ils une seule seconde pensé à Allah, Dieu ou à un quelconque prophète en votant? Certainement pas. Ce vote est celui d’individus animés par un sens de la justice internationale, un sens du respect des droits de l’Homme, un sens du devoir qui ne relève pas de la croyance en un être supérieur. S’ils ont fait cela c’est parce qu’ils croient que c’était la chose à faire.
 
Les palestiniens ont-ils une seconde pensé à chez chefs d’États, à ces représentent qui ont pris le temps de voter pour eux, qui se sont potentiellement mis les États-Unis à dos? Non, ils se sont dit que tout ça était l’œuvre de Dieu.
 
Non seulement c’est un affront à ceux qui ont voté en leur faveur, mais c’est également un affront à toute l’humanité parce que si ce geste des Nation-unies n’est pas une manifestation de la grandeur de l’humanité et de notre capacité à orienter nous-même notre monde, rien ne l’est et tout relève de Dieu.
 
Je veux bien qu’ils soient croyants, s’ils sentent le besoin pour cette béquille mentale d’accord, mais qu’ils aient tout de même un peu bon sens, d’humanité, et qu’ils prennent au moins le temps de remercier tous les non-croyant, tous les États laïcs, tous les infidèles qui viennent de leur donner un avenir!
 
.jpm

28/11/2012

Les bons sentiments

Bon, plongeons, j’y vais d’un autre pavé dans la marre.

Je n’ai pas vu Ésimésac, qui est fort probablement très bon, très édifiant. Le combat du communautaire, de la solidarité contre l’individualisme et la poursuite aveugle du profit. Et plus loin, cette volonté de dépendre de soi-même et pas d’un système économique international déshumanisé.

De belles valeurs que je prône moi-même ici depuis toujours. Des situations que je dénonce depuis aussi longtemps.

Malheureusement, malgré toute la beauté de ce film et des idées qui y sont véhiculé – et comme pour une foule de rassemblement du genre dans le monde, on s’étend sur la défense de la vertu, on montre comment le communautaire est plus fort, plus important, plus centrale à l’expérience humaine. Je l’ai dit, et je le redirai encore mille fois, je suis d’accord : On ne peut laisser le monde aux mains d’un système qui traite l’humain comme n’importe quel autre intrant.

Cela dit, les bons sentiments ne suffisent pas. Un jardin communautaire, ça fonctionne à Saint-Élie-de-Caxton et encore, mais dans des sociétés plus large, il faut définir un peu mieux le partage, les droits, les devoirs. Les participants à « Occupy Montreal » s’en sont bien vite rendu compte l’an passé. Leur camp a vite finit par être squatté par toutes sortes de gens « pas rapport » venu profiter de la situation – des gens qui en avaient certainement bien besoin, là n’est pas la question – mais ils ne participaient pas. Ils ne faisaient pas la bouffe ou la vaisselle et n’apportaient rien au camp. « Pas juste » ont vite dit les gens du mouvement Occupy, « il faut qu’ils participent eux aussi et de façon équitable, sinon pas de bouffe ».

Et voilà le cœur du problème, les bons sentiments, l’esprit d’entraide fonctionne quand la communauté est toute petite dès que l’on passe un certain nombre de participants il faut établir des règles et malheureusement, si on se penche beaucoup sur la mise en avant de la nécessité de s’organiser on laisse généralement de côté l’organisation en elle-même.

Je n’ai pas la solution, elle n’est clairement pas simple et probablement que son élaboration ne ferait pas un film très excitant, mais il faudra bien un jour que l’on cesse de faire la promotion des bons sentiments et que l’on s’attaque à une refonte du contrat social.

.jpm

11:38 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)