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23/11/2012

Quelle discrimination en éducation ?

On apprenait il y a quelques semaines qu’un ancien élève de Colombie-Britannique aujourd’hui âgé de 25 ans, venait de gagné une importante victoire juridique contre le système d’éducation de la province.

En effet, la Cours suprême du Canada vient de reconnaitre que Jeffrey Moore « avait été victime de discrimination puisque son école ne lui avait pas fourni des services d’aide suffisants ». Le juge est même allé plus loin en ajoutant dans l’énoncé de son jugement que « Des services d’éducation spécialisée adéquats ne sont pas un luxe dont la société peut se passer ».

Honnêtement, je me demande si ce juge a bien pesé le poids réel de cette décision. Si un enfant dyslexique est victime de discrimination parce qu’il ne reçoit pas un certain niveau d’aide on peut très certainement se demander où se situent les limites de cette aide et en quoi consiste cette discrimination. Et les réponses peuvent nous mener très, très loin.

Jusqu’où la société est-elle discriminante lorsqu’il s’agit d’éduquer un enfant? Doit-on le mener jusqu’à l’université? Et, si nous le faisons pour le dyslexique devront nous le faire pour d’autres type de trouble d’apprentissage? Où cela s’arrête-t-il?

Vous allez peut-être me trouver quelque peu malthusien dans mon commentaire. Je vous l’accorde, je soumets effectivement la question de laisser certains individus de côté. Et, dans le cas qui nous occupe, poser la question c’est un peu y répondre.

Il y a une limite à ce que l’on peut faire et il faut savoir le reconnaitre. Mais je sais, je vais un peu plus loin en laissant entendre que l’on pourrait choisir de ne pas aller jusqu’au bout à cause des coûts que cela engendre. Et encore faut-il que l’élève soit motivé, pas juste ses parents…

Mais il y a plus compliqué encore. Nous le vivons au Québec avec le virage vers l’intégration des élèves en difficulté que nous avons effectué il y a une dizaine d’années. Les élèves en difficulté d’apprentissage ont été intégrés aux classes normales parce que plusieurs parents et penseurs du système considérait que de les garder à l’extérieur dans des classes spéciales était discriminatoire pour eux. Par contre, ce faisant, nous avons créé deux nouvelles discriminations.

Premièrement les élèves en difficulté ne sont plus dans des classes adaptées avec des profs spécialisés et donc ils ne reçoivent pas toute l’aide qu’il pourrait avoir, il y a donc selon ce jugement de la Cours suprême discrimination! Deuxièmement, les élèves en difficulté intégrés aux classes normales viennent ralentir la progression des autres élèves et accaparent plus de temps des enseignants que tous les autres réunis, il y a par conséquent là aussi une certaine discrimination.

Vous trouverez peut-être que je me fais l’avocat du diable et que je crée des problèmes là il n’y en n’a pas. Il s’agit simplement d’aménager les choses correctement, de façon à ce qu’il n’y ait pas de discrimination… C’est vrai, vivre en société, faire de la politique, légiférer c’est faire des compromis et c’est justement ce que les juges de la Cours suprême semblent avoir omis de considérer dans leur jugement.

.jpm

10:55 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

22/11/2012

Le cynisme ambiant

Je suis complètement écœuré par la politicaillerie qui occupe nos élus tant fédéraux que provinciaux.

À Québec on a un gouvernement qui a déposé un budget sommes toutes réaliste qui se fait vilipender par l’opposition officielle libérale qui lui reproche entre autres de ne pas contrôler ses dépenses alors qu’ils ont été au pouvoir pendant 9 ans et que durant tout ce temps les dépenses n’ont jamais été sous contrôle…

À Ottawa on a un gouvernement majoritaire qui n’en fait qu’à sa tête, qui vote des projets de lois mammouth pour bien sûr dissimuler une foule de changements qu’il ne veut pas voir analyser. L’opposition ne peut pas jouer son rôle et proposer certains amendements, il n’y a aucune discussion possible.

Nous sommes donc dans les deux cas assez loin de ce que l’on pourrait appeler la bonne conduite d’un gouvernement. D’un côté nous avons une opposition que ne fait aucune autocritique et qui tente de démolir la crédibilité du gouvernement en place. Et de l’autre nous avons un gouvernement majoritaire qui court-circuite complètement le processus parlementaire.

Et après ils se demandent pourquoi la population est cynique pourquoi elle ne va plus voter, pourquoi elle perd confiance en ses élu!

Bande de cave!

.jpm

p.s. Vous le savez j’ai toujours afficher le plus grand respect pour les élus. Ils ont un travail difficile et très complexe, mais ces élus ne travaillent pas, ils desservent l’État et ne méritent en ce sens aucun respect!

21/11/2012

Des citoyens de seconde zone

Dans les deniers semaines j’ai écouté deux reportages sur les anglo-montréalais et leur vision du Québec après l’élection du Parti Québécois.

Dans les deux reportages, celui des Francs-Tireurs avec Barbara Key autant que celui de Jamie Orchard et J.F. Lisée, les anglos s’étendent sur leurs craintes, leur analyse pointue d’une certaine frange du PQ et surtout leurs malaises face à la majorité francophone.

Chose fort intéressante, dans les deux cas, Jamie Orchard et Barbara Key souligne à grand trait ce sentiment qu’on les anglos de ne pas vraiment être québécois, de ne pas vraiment être reconnu comme tel. Ils ont l’impression de ne pas toujours être inclus, consulté, de ne pas avoir les mêmes droits, bref ils ont l’impression d’être des citoyens de seconde zone. Et qui plus est, ils sont minoritaire, mais ont souvent l’impression que l’on s’occupe plus des autres minorités…

Ils ressentent tout ça avec une grande acuité, mais chose surprenante ils semblent tous être totalement incapable de comprendre que les francophones du Québec se sentent exactement comme eux au Canada!

Ils ont, envers le Québec, exactement le même discours que les franco-québécois envers le Canada, mais ne s’en rendent pas compte. Ils ont peur de ne plus pouvoir parler anglais avec un gouvernement péquiste, mais condamne la loi 101!

En fait il y a une différence fondamentale entre la situation des anglo-québécois et des franco-québécois. Nous sommes réellement menacés d’assimilation et d’extinction – eux ne le sont pas. Ils semblent être on ne peut plus conscient d’être en minorité au Québec, mais oublier totalement qu’ils sont en très grande majorité en Amérique du Nord.

Cela dit, au-delà des critiques, cette conscience minoritaire qu’ils ont devrait servir à ouvrir le dialogue. Comme le disait Lisée on doit tous apprendre à se mettre dans les souliers les uns des autres. Espérons simplement que M. Lisée réussira à faire quelques pas de ce côté-là.

.jpm

19/11/2012

L'affrontement des cliques

Un texte essentiel de Jérôme Lussier sur lequel je suis repassé cette semaine. Il y souligne la différence entre les cliques qui s'affrontent sur l'espace médiatique et qui malheureusement gomment plus souvent qu'autrement les vrais débats d'idées. À lire sans faute.

Bien content d'ailleurs que Jérôme Lussier soit à la CAQ, espérons qu'il saura influencer positivement le et l'ensemble de la classe politique, pourquoi pas.

.jpm

14/11/2012

Les deux spirales économiques

Des dizaines de milliers de manifestant vont envahir les rues des grandes capitales européennes aujourd’hui pour protester contre les mesures d’austérités mises en place par les divers gouvernements.

Ils ont raison de protester. Les mesures d’austérités réclamées par les grandes agences de crédit et le FMI (qui ne sait d’ailleurs plus sur quel pied danser) sont en train de plombé l’économie des pays qui ont dû les appliquer.

Le problème est patent. C’est la spirale du ralentissement, de la récession avec au bout une éventuelle dépression. L’économie va mal, les revenus ne suffisent plus à l’État, sa dette croit trop vite et donc sa note de crédit s’abaisse. Sa dette lui coute alors plus cher et les revenus ne sont toujours pas au rendez-vous alors on coupe dans les dépenses. Les coupes sont drastique parce qu’on attend toujours trop, alors l’économie ralentie encore plus, les emplois fondent, el chômage croit, ce qui coûtent encore plus cher à l’État qui voit ses déficits croitre encore  plus vite et la nécessité de nouvelles mesures d’austérités est encore plus forte et le pays s’enfonce de plus en plus dans la crise.

L’autre spirale est tout aussi problématique. C’est celle de l’approche keynésienne. Pour éviter la récession on injecte de l’argent dans le système gonflant ainsi la dette, par contre l’économie prend du mieux, mais il faut maintenir le rythme alors on met des incitatifs en place pour attirer des entreprises. L’économie tourne, mais on ne rembourse pas la dette au mieux on évite les déficits et comme ça va bien tout le monde réclame des baisses d’impôts et des bonifications de programme, on étire un peu plus l’élastique. Puis vient un coup dur. Et là on recommence on injecte jusqu’à ce ne soit plus tenable et que la seconde spirale soit à nos portes.

Si la récession de 2008 a fortement contribué à la situation actuelle, il n’y pas que cela. L’intégration des marchés y est aussi pour beaucoup tout comme les agences de notations, le FMI et une foule d’autres instances plus ou moins liées au système financier. Mais au-delà de tous ces suspects, il ne faut oublier de pointer du doigt les précédentes crises économiques de 1980, 1982, 1992 et de 2001 et surtout le type de libéralisme économique qui occupe les esprits depuis la crise du pétrole de 1973.

En effet, cette idée de conduire l’économie mondiale par l’offre qui a précarisé les emplois et bien des domaines économique et cette volonté de croissance à tout prix, aura certainement contribué à mettre en place ce monde économiquement intenable dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Il faut par conséquent trouver un moyen de sortir de ces spirales sans nécessairement mettre en pièce tout le système. Le retour, par exemple à une économie de la demande et l’instauration d’une réserve bancaire beaucoup plus importante que les 0.5%* actuels seraient déjà un important pas dans la bonne direction – restera à voir comment on peut faire fondre des dettes qui n’ont jusqu’à un certaine point aucune raison d’être**.

.jpm


*C’est un approximatif, je n’ai pas la vraie valeur en tête, mais si elle a déjà été à 5%, elle est aujourd’hui certainement plus basse. Que représente cette valeur? C’est l’argent que les banques doivent avoir en réserve pour adosser leurs prêts donc pour pouvoir prêter 1 million, elles doivent avoir environ 5000 dollars dans leurs poches!

**Les dettes sont importantes sinon il serait possible d’emprunter sans compter ce qui résulterait en une spirale inflationniste absolument intenable. Par contre, au cours des dernières décennies, les taux d’emprunt des pays ont connu des variations qui sont à mon sens injustifiable, faisant gonfler leur dette de façon démesuré.

13/11/2012

Cancer et dépression

Vous avez certainement vu les annonces que le gouvernement fait diffuser à heure de grande d’écoute. On y compare assez adroitement le cancer et la dépression, mais malgré tout les préjuger persistent.

Les gens ont l’impression qu’une dépression n’est pas une vraie maladie. Mais le problème en la comparant à un cancer c’est que ça ne fait qu’alimenter le cynisme, ils manquent totalement la cible.

Non mais sérieusement, quiconque connait quelqu’un atteint du cancer saute au plafond en voyant cette pub. J’ai une collègue qui a un cancer, elle se bat jour après jour contre la maladie, elle doit dormir entre 15 et 18h par jour pour ne serais-ce que quelques heures de vie active où elle doit se battre contre une sérieuse déprime. Sa médication lui coupe la faim, lui a fait perdre ses cheveux, la tient dans un état de nausée quasi constant. Et, au bout du compte, elle risque fort bien de ne pas s’en sortir – oui, au bout de la route, c’est la mort et elle le sait!

Alors oui, bien sûr, la dépression est une maladie. Oui, ce n’est pas facile de s’en sortir, les causes sont multiples et complexes et comme pour le cancer, il est possible de ne plus avoir le goût de manger et de devoir dormir beaucoup. Ce n’est pas facile, loin de là – mais il n’y a pas de médication obligatoire qui vous détruise de l’intérieur et surtout il n’y a pas ce combat contre la mort, pour une vie qui vous échappe littéralement.

Oui, en dépression on n’a pas le goût de voir ses propre enfants, mais on sait qu’en se reposant qu’en travaillant sur le problème on va pouvoir revenir, pour les gens atteint du cancer c’est le même combat, mais à chaque jour on sait que peut-être c’est la dernière fois qu’on va être en vie pour les cajoler, c’est autrement plus sérieux.

Donc la comparaison ne tient pas, elle est même abjecte.

Je suis dur? C’est vrai, mais si certains symptômes se rejoignent et bien que la dépression soit une vraie maladie, il n’y a aucune commune mesure entre ces deux maladies.

Et le cynisme? Hé bien, malheureusement si une bonne part de la population a déjà connu une personne atteinte du cancer elle a aussi connu une personne qui s’est fait donner un congé de maladie de type dépression ou « burnout » alors qu’elle n’en n’avait pas vraiment besoin.  D’accord, ce n’est pas évident, mais pour avoir côtoyé de vrais et de faux dépressifs, je peux vous assurer que la différence est flagrante.

Au bout du compte, je veux bien que l’on fasse de pubs sur la dépression, je veux bien que l’on renseigne sur cette maladie et mieux encore que l’on fasse la promotion comme pour la santé physique d’une bonne hygiène de santé mentale, mais de grâce cessons de comparer la dépression au cancer, le cancer c’est un tout autre monde auquel il est d’ailleurs bien difficile de comparer quoi que ce soit.

.jpm

11:05 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

09/11/2012

Religions: interprétation positive et négative

Une bonne part de la politique au cours de Moyen-Âge reposait sur la recherche d’un équilibre entre le temporel et le spirituel, entre la loi humaine et la loi divine. À ce chapitre, une des plus importante base de la réflexion était l’orientation du penseur face à la liberté humaine d’agir.

Les interprétations positives laissaient plus de place à l’Homme, elles avaient une certaine confiance en ses moyens pour développer des lois justes par lui-même. Les interprétations négatives, au contraire, laissent très peu de place à l’Homme, elles considèrent que les dirigeants doivent en tout temps suivre la loi divine et se fier aux vérités révélées.

L’interprétation positive permet certaines dérives. Des lois injustes aux vues des grands principes moraux qui traverse les religions peuvent très bien être mises en place, mais il est tout aussi évidant que ces lois peuvent facilement être contestés de même autorité – celle des hommes – afin de renverser l’injustice.

L’interprétation négative quant à elle permet de bien plus graves dérives. Non seulement elle repose sur l’interprétation des écritures, une interprétation toute humaine, chose que l’on balai généralement sous le tapis sans en parler, mais en plus elle va plus souvent qu’autrement de pair avec une interprétation des actions de l’Homme qui relèvent en absolu de Dieu. Ainsi tout comportement du pouvoir relève de Dieu lui-même et est par conséquent non questionnable, les voies du Seigneur étant impénétrables.

La provenance de l’autorité est également très différente entre les deux interprétations. Dans le cas de l’approche positive, le pouvoir est généralement confier à un chef par les Hommes et ce pouvoir est en quelque sorte entériné par les forces supérieures. Du côté négatif par contre, le chef est mis en place par Dieu lui-même ou par ses représentants sur Terre, ce qui revient, dans l’esprit des gens concernés, au même. Il détient donc son autorité non pas de Hommes mais bien du Tout Puissant lui-même, impossible donc de remettre en question ses agissements.

Ainsi pour le côté négatif, il est tout à fait normal que la politique relève du religieux puisque toute autorité relève de Dieu et de ses représentants et qu’en aucun cas l’Homme peut dépasser ce que Dieu lui aura confié dans ses révélations. Le Livre Saint c’est la Loi, il ne peut rien y en avoir en dessous sinon des édictés qui en découlent directement.

Par contre du côté positif, la séparation du politique et du spirituel est plus évidente. Cette séparation n’a pas toujours été claire au cours de l’Histoire du Moyen-Âge même lorsque c’était l’interprétation positive qui prévalait, mais il était à tout le moins possible de parler d’un ordre en partie laïque. Si le religieux avait sans contre dit une influence, même importante, sur le politique, ce dernier n’était clairement pas dirigé par le religieux.

Nous ne sommes plus au Moyen-Âge, mais ces tensions entre les interprétations positive et négative existent toujours et il n’est pas seulement question ici d’une opposition entre l’Occident et le Moyen-Orient arabo-musulman. Quand la droite conservatrice républicaine s’oppose à l’avortement c’est aussi cette vieille querelle des interprétations qui entre en conflit. Bref, si le côté positif l’a largement emporté aujourd’hui, ça ne veut pas dire que le côté négatif est totalement disparu et qu’il ne peut pas ressurgir à tout moment.

.jpm

07/11/2012

Pendant ce temps aux États-Unis

C’était jour d’élection présidentielle hier aux États-Unis. Obama a gagné par une courte avance. Il est d’ailleurs toujours intéressant de voir à quel point le vote est divisé aux États-Unis entre les grandes villes et les régions rurales. Je vous encourage d’ailleurs à aller voir cette superbe carte détaillant le vote par comptés pour voir à quelle point ce clivage est précis et important.

Cela, ce n’est pas la seule chose qui avait cours hier au pays de l’oncle Sam. Le vote présidentiel comme tous les autres votes est une occasion pour les américains de se prononcer sur une foule d’autres sujets – un modèle que l’on devrait peut-être penser à imiter.

L’occasion fut donc saisi et plusieurs états se sont prononcer en faveur du mariage gay, y incluant le Maine, le Maryland et l’état de Washington. La Californie a quant à elle rejeté l’abolition de la peine de mort et une loi obligeant l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés, mais passé une loi visant à obliger les travailleurs de l’industrie du sexe à porter le condom lorsqu’ils sont en tournage ainsi qu’une hausse d’impôt visant à refinancer leur système universitaire.

Mais la loi ayant le plus fait parlé est très certainement l’acceptation par la population du Colorado de décriminalisé la marijuana en autorisant une utilisation récréative, permettant ainsi la culture à des fins personnelle (jusqu’à cinq plants) et lançant du même coup la création d’un réseau de « cofee shop » étatique chargé de vendre la marijuana aux citoyens.

Une question demeure, le fédéral qui lui n’a pas décriminalisé l’usage de la drogue, va-t-il tolérer les dispositions prises au Colorado. Un sérieux débat sur la primauté du droit des états à légiférer va probablement faire rapidement surface.

Bref, il y a l’élection présidentielle, mais il y a aussi 170 lois et autres initiatives qui ont connues leur dénouement hier, mais bien sûr nous retiendrons surtout ce deuxième mandat pour Barack Obama, un second mandat où, en théorie, il aura les mains un peu moins liées, mais avec un congrès républicain rien ne sera vraiment simple pour le président…

.jpm

02/11/2012

Machiavel et les misogynes de l’antiquité

Je suis à relire Le Prince de Machiavel pour mon travail de session en Histoire des idées politiques et je suis tombé sur ce passage relativement connu qui montre bien la position de Machiavel face aux femmes : « … la fortune est femme : pour la tenir soumise, il faut la traiter avec rudesse … »

D’accord, ça peut avoir l’air hors contexte comme ça, mais je vous assure que c’est bien dans Le Prince de Machiavel au chapitre XXV et que cela traduit bien le sentiment de Machiavel à l’égard des femmes.

Il ne faut pas oublier que ce livre a été publié en 1515 dans le contexte de la Renaissance qui tranchait avec les mille ans d’obscurantisme du Moyen-Âge où la place de la femme était encore moindre. D'ailleurs ça ne s’améliore pas en remontant plus loin. Dans l’Empire Romain, la femme n’était pas un objet, mais pas loin, on ne lui donnait même pas un nom personnel, elle avait celui de son père, c’est tout dire.

Du côté de la Grèce antique, la femme n’était pas considérée comme une citoyenne (tout comme chez les Romains ou durant le Moyen-Âge) et Platon lui-même considérait que, tout comme les enfants, la femme devait être mise en communauté. Bref, ce n’est pas un esclave, mais pas loin.

Considérant que Machiavel, ce libre penseur de la Renaissance, mais tout de même homme de son époque, continue sans réelle remise en question à déconsidérer la femme de la sorte, comment peut-on croire une seconde que les écrits bibliques, coraniques et autres qui remontent à bien plus loin que le XVIième siècle, ne soient pas de leur temps tout comme ceux de Machiavel?

Comment considérer que la place réservée aux femmes dans ces écrits historiques soit une place absolue atemporelle? Comment croire que ces écrits que l’on considère universaux le soit vraiment? C’est de la pure folie!

Je sais, il y a bien d’autres voies pour discréditer les écrits religieux. Si je cite celui-ci c’est que sa relative modernité et sa misogynie affichée semble contraster encore plus avec le réel d’une époque que l’on connait bien et que l’on tient en haute estime que celle très lointaine du début de la chrétienté.

.jpm

01/11/2012

Mériter et légitimer

À la commission Charbonneau, Luc Leclerc, ingénieur à la retraite des travaux publics à la ville de Montréal, est venu témoigner et confirmer qu’il avait reçu plus d’un demi-million de dollars en pots-de-vin. De son propre aveu il a bien aimé ces petites attentions, surtout les cadeaux et les billets de hockey.

Mais la partie la plus intéressante de son témoignage est à mon avis cette déclaration à l’effet qu’il a « Beaucoup donné à la ville ».

Le gars a probablement travaillé fort, négocier des millions de dollars de contrats à chaque année, se levé aux petites heures régulièrement pour être sur le chantier à 6h00 quand les gars commencent, jongler avec des dossiers complexes même les fins de semaine…

Des patrons, des décideurs, des administrateurs, des directeurs qui se donnent à fond pour leur boulot, qui n’ont jamais vraiment de vacances, qui dînent en dix minutes entre deux réunions ils y en a beaucoup. Ils sont souvent bien rémunérés, trop bien diront certains qui ne connaissent peut-être pas vraiment le boulot.

Le problème apparait quand ces mêmes décideurs commencent à croire qu’ils méritent ce qu’ils ont et plus encore. La ligne est mince, c’est un état d’esprit particulier, nous le connaissons tous. C’est ce petit sentiment que nous le méritons bien puisque l’autre qui en fait autant, peut-être même moins, en profite lui aussi. Un dîner d’affaire qui n’en n’est pas vraiment un facturer à l’entreprise, « ça va compenser pour l’autre de la semaine passée que j’ai pris sur le pouce », des billets pour un match des Canadiens offerts par un client (un classique tout à fait légal dans le privé) va compenser pour ces quelques soirées passées au bureau à travailler sur un gros contrat…

Et bien sûr une fois que l’on a mis le doigt dans l’engrenage tout finit par se justifier, les réunions qui finissent tard, les retours à la maison à minuit après une journée à l’extérieur ne sont plus compris dans les émoluments de base de l’administrateur, ce sont les cadeaux qui les payent, puis les pots-de-vin peuvent bien apparaitre, ils vont compenser autre chose ou simplement égaliser le traitement de l’un et de l’autre parce que, bien sûr, on se compare. « Pourquoi lui et pas moi? »

Au finale les agissements des uns finissent par déteindre sur ceux des autres et tout le monde finit par plus ou moins participer au système, tout dépend au bout du compte de l’élasticité relative de l’éthique de tout un chacun.



Ici par exemple on ne prend pas de pause. J’ai pourtant droit à deux quinze minutes par tranche de trois heures travaillé et nous faisons huit heures par jour. Je peux donc considérer que j’ai droit à 40 minutes de pause par jour. Jeter un œil sur Facebook me prend entre 30 secondes et une minute je pourrais donc y aller près de 60 fois par jours sans considérer que je vole du temps à mon employeur… Ceci bien sûr, si je ne fais rien d’autre de personnel sur internet et si je n’ai aucune discussion de corridor dans la journée, mais tout le monde fait l’un et l’autre alors pourquoi me limiter?



 .jpm

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30/10/2012

Je ne suis pas très « vécu »

Généralement je me fous pas mal de ce que Marie-Mai met sur ses toasts, je ne suis pas au courant des derniers potins et je suis encore moins lecteur des pages de « vécu » dans les divers journaux et magazines que je lis.

Je me suis cependant surpris ces derniers jours par deux reprises à lire ce genre de texte dans Le Soleil. Le premier texte portait sur cette jeune femme retrouvé morte dans un stationnement du quartier Saint-Roch. Une jeune femme tombée dans la drogue et la prostitution qui essayait de s’en sortir, mais qui a malheureusement fini par être emportée par son addiction. Le second texte portait sur une vieille dame qui après avoir fermé sa maison close continue à 85 ans sa vie de noctambule en tenant un petit bar clandestin dans son 2 et demie sur René-Lévesque.

Je suis comme tout le monde, j’ai bien les anecdotes surtout si elles sont drôles. J’aime moins le vécu parce que souvent ce n’est pour moi que de l’étalage de bons sentiments, des histoires qui font mentir les statistiques et qui détournent l’attention.

Reste que les faibles pourcentages, les demi-pourcents de la population, les grenailles non-significatives représente tout de même une partie de la population et que ça fait du bien des fois de mettre un visage, une histoire sur ces fractions de statistiques.

S’il ne faut surtout pas perdre la vision d’ensemble, il faut savoir voir les détails et c’est ce que cette lecture inhabituelle m’a rappelé.

C’est d’ailleurs là que se situe toute la difficulté de l’intervention en marge de la société. Un système de garderies à 7$ ce n’est pas parfait, mais ça convient à une grande partie de la population. Par contre l’aide aux itinérants se doit pratiquement d’être personnalisé. Il n’y a pas deux cas semblables. Certes les soupes populaires et les refuges profitent à tous, mais quand on parle de réinsertion, c’est pas mal moins évident et bien sûr, ça coûte cher.

Ces soins, ces suivis sont très coûteux et en y investissant collectivement on se retrouve vite devant des problèmes éthiques insolubles. On ne peut pas laisser les gens mourir d’overdose à tous les coins de rue d’un autre côté les plans d’intervention grugent des ressourcent qui pourraient être mises ailleurs. Je vous donne un exemple avant que l’on me lance des tomates.

Aux États-Unis, on a évalué de lourds cas d’acholiques. Certains étaient des sans-abris qui coûtaient une petite fortune en soins de santé à l’État. À chaque semaine ils se retrouvaient à l’urgence suite à des chutes ou autre et bien sûr comme ils sont sans-abris il y avait souvent des complications… En terme monétaire il était beaucoup plus rentable de leur payer un appartement pour les stabiliser et leur donner une chance de repartir que de les voir débarquer aux urgences à toutes les semaines, mais les autorités se sont vite rendu compte du précédent que cela créait. Ils aidaient les acholiques en leur payant un appartement, mais laissaient, par exemple, des femmes monoparentales élever leurs enfants seul tout en se tapant deux emplois pour arriver. Bref, il y a un équilibre à trouver entre les mesures qui conviennent à tous et celles qui sont personnalisées.

Je ne suis pas très « vécu », mais de temps à autre, je crois qu’il est important de se rappeler ces gens qui vivent en marge afin de sortir de l’homogénéité des statistiques et de bien voir toutes les facettes de nos sociétés.

.jpm

11:15 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

25/10/2012

Débat gauche droite – un bon exemple

Le débat gauche droite est un peu plus présent au Québec depuis quelque temps. Il ne se fait plus à mots couverts et uniquement sur les grandes orientations des partis. Mais au-delà de cette mise en mot un peu plus corsé et du questionnement plus claire sur la place du gouvernement (et pas nécessairement sa taille, moi aussi je trouve qu’il a beaucoup enflé), les débats sur des enjeux spécifiques sont encore rare.

Heureusement, il y a quelques personnalités publiques qui prennent le temps de débattre de réels enjeux, c’était le cas hier d’Éric Duhaime et de Françoise David sur les ondes de CHOI RadioX Montréal.

Le débat portait sur le prix unique du livre et il a été fort intéressant. Mme. David et Québec Solidaire sont pour la mise en place d’un prix unique du livre. M. Duhaime est contre puisque cela se ferait, disait-il, contre l’intérêt du consommateur. Il a même été vérifier des prix. Les exemples sont parlants, mais peut-être pas si représentatif. Mais peu importe, les livres vendu chez Costco sont sensiblement moins cher qu’à la librairie du coin.

Alors M. Duhaime, dénonce la décision comme étant injuste pour ceux qui n’en n’ont pas les moyens. Mme. David répond alors que le prix unique n’est bon que pour neuf mois durant lesquels Costco pourra au plus donner un rabais de 10% sur le prix suggérer. Ensuite libre à eux de vendre au prix qu’ils désirent. Mais, de rétorquer M. Duhaime, ce n’est pas juste, vous être train de demander aux pauvres d’attendre plus longtemps que les autres pour avoir un livre.

C’est vrai, répondra Mme. David, mais si vous saviez comment ils attendent pour tout M. Duhaime, les livres ce n’est certes pas leur préoccupation principale. M. Duhaime n’a pas relever voyant probablement à cet instant l’insignifiance de son argument.

Puis ils sont entrés dans le vrai débat, celui de l’intervention gouvernementale dans le libre marché. Pourquoi règlementer le prix du livre, pourquoi faire payer plus cher au consommateur? Pour sauver les librairies. Parce que la concurrence que mènent les Costco de ce monde est déloyale. Ils ne vendent que quelques titres à grands rabais bouffant une importante part des ventes des librairies.

Qu’on soit d’accord ou pas avec les arguments de la gauche ou de la droite, il est intéressant de voir, à mon sens, comment un gouvernement présent, fort, de gauche, contraste énormément avec une grosse machine étatique. Ça ne coûte pratiquement rien à l’État à mettre en place.

Par contre le prix unique du livre a un coût pour le consommateur, on vient répartir un certain coussin pour les libraires et la chaîne du livre (qui est très peu subventionné) pour maintenir un certain standard dans les librairies une certaine offre pour ledit consommateur, une offre qui pourrait sérieusement décliner si on ne leur donne pas un petit coup de pouce.

.jpm

23/10/2012

Écologisme et fusion à froid

L’apparition d’un programme politique écologiste sérieux et crédible est de plus en plus nécessaire. La planète se réchauffe, nous utilisons ses ressources plus vite qu’elle ne peut les renouveler et nous sommes sur une pente de croissance absolument insoutenable.

Il ne s’agit pas ici de prôner un retour à la terre ou à l’époque médiévale, il s’agit simplement de mettre en place des balises et de méthodes de production qui garantissent le maintien de l’équilibre naturel de la planète. Il faut cesser de surconsommer et arrêter de brûler nos ressources à la vitesse grand V. La croissance infinie basée sur la consommation de biens matériel est impossible, il faut juste faire entrer cette réalité dans l’équation.

Pour beaucoup, le problème actuel c’est le pétrole ou l’électricité nucléaire. C’est vrai que c’est polluant et que notre économie est en très grande partie propulsé par le pétrole, mais tout le problème n’est pas là. On parle ces jours-ci de l’avènement dans les prochaines années de la fusion à froid.

Parenthèse : Je sais, ça fait 15 ans qu’on parle de cette énergie comme d’un mythe, mais la science a progressé de ce côté-là aussi. Aujourd’hui on vend des mini-centrales électriques, basées sur ce principe, qui tiennent dans un petit container et qui peuvent produire jusqu’à 1 mégawatt*.

Cela dit même avec une énergie aussi propre et pratiquement gratuite, nous ne sommes pas sortie du bois. En fait l’avènement de ce type d’énergie est peut-être plus un problème qu’une solution puisqu’elle peut, à terme, permettre une consommation encore plus grande des ressources de la planète.

C’est pourquoi peu importe les développements à venir l’écologisation de notre politique est plus que nécessaire. De nombreux pas ont déjà été faits. Les cours d’eau sont protégés, la guerre contre les pluies acides a été gagnée, mais ce n’était là qu’une goutte d’eau dans l’océan, il faut aller plus loin, beaucoup plus loin, c’est l’équilibre planétaire qui de plus en plus sera en jeu.

Malheureusement pour l’instant, entre les partis verts qui sont souvent peu développés ou trop verts et les tenants  de la solution technologique, la pénétration de cette idée n’est que trop lente, mais plus on en parlera, plus elle sera entendue et plus elle aura de chance de se retrouver au cœur du débat.

.jpm

*Pour le plus curieux, le côté physique de la réaction se trouve dans des articles sur le LENR (Low Energy Nuclear Reaction).

19/10/2012

La grande évasion

Hier je suis allé grimper sur l’heure du dîner. Je suis entré une heure plus tôt, j’ai mangé rapidement au bureau et je suis sorti faire un problème que j’avais travaillé la fin de semaine passée sans réussir à l’enchaîner – un très beau V6, mon premier.

Au retour, alors que je filais sur la 73 entre Stoneham et Québec, qu’à la radio Marie-Louise Arsenault évoquait l’Ouest Américain de Jack Kerouac et que le soleil emplissait ma voiture, je me suis surpris à rêver de cette grande évasion, de ce voyage quasi initiatique qu’est la traversé de l’Amérique.

J’ai toujours rêvé de faire cette traversé, peut-être même sans le savoir au début. En fait, nous y rêvons tous sous une forme ou une autre. Tout laisser derrière pour partir pour ce long voyage qui nous fera découvrir mille et une beautés, mille et un paysages…

Je crois que j’y rêve encore plus depuis que j’ai découvert l’escalade et les coins magnifiques qu’elle m’a fait parcourir. J’y rêve encore plus depuis que je fais du vélo de route, du vélo de montagne de la marche de grand sentier. J’y rêve encore plus depuis que je connais la destination finale, le Pacifique et les grands espaces qui nous en séparent.

Le rêve est toujours présent, mais la forme change. Si c’était au départ un voyage de gars à rouler toute la nuit, à bouffer des kilomètres à la tonne, ne s’arrêtant que pour grimper ou faire un peu de tourisme ça et là, aujourd’hui c’est plutôt un voyage de couple aventureux où ont fait une foule de petits détours. Un voyage d’arrêts fréquents pour explorer un site de bloc, un secteur de vélo de montagne ou un petit village. Un voyage où on flâne dans un café le matin plutôt que de se tape un petit muffin de station de service en roulant. Un voyage où la pluie est une occasion de rester au lit plutôt que rouler encore plus.

Moi aussi j’ai envie de ces errances à la Kerouac. Ne voulons-nous pas tous le côtoyer sur la route? Vivre ce frisson de la vie immédiate, intense. Ce sentiment d’être à la fois perdu et en plein contrôle, ne sachant pas où l’on va exactement mais connaissant parfaitement la direction.

La grande évasion, c’est un concentré de vie. C’est l’inverse du quotidien où l’on répète sans ces les mêmes activités à la course dans un présent qui s’étend à l’infini.

Hier j’y ai goûté un bref instant, un bref instant qui un jour durera, je l’espère, plusieurs semaines…

.jpm

11:04 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

18/10/2012

Low information voters

Le terme est apparu dans le milieu des années 1990 pour désigner les voteurs qui ne s’informent que peu de la politique, qui souvent vont se laisser avoir par la rhétorique simpliste des politiciens et qui vont finir par voter sur de vagues impressions.

J’ai découvert ce terme la semaine dernière en écoutant Real Time, le magazine humoristique et politique de Bill Maher sur HBO (Des versions audio des émissions sont disponible sur Google Reader – et il y a une foule d’extraits sur YouTube pour ceux qui voudrait voir de quoi il en retourne). À peu près au même moment où ma belle-mère vendait sa seconde maison, une vieille demeure reçue en héritage de sa mère. J’ai alors eu droit à une belle démonstration de ce qu’est un low information voter.

Je vous avais parlé il y a quelques semaines de ce commis de dépanneur qui pensait que l’industrie gazière voulait poursuivre le gouvernement parce que ce dernier voulait hausser les impôts de façon rétrospective… Hé bien le cas de ma belle-mère est à peu près semblable.

Elle veut vendre sa maison et comme elle ne s’informe et ne comprend la fiscalité qu’à moitié, comme bien des gens, elle a cru que les récents changements proposés par le gouvernement Marois allaient l’amener à payer 50% d’impôts sur son gain en capital.

Bien sûr elle a tout faux. Les gains en capitaux ne sont pas imposés à 50%, c’est 50% du gain en capital qui est imposable – importante différence! Mais il y a pire. Elle croyait également que payer l’impôt sur ce gain immédiatement revenait au même que de la payer plus tard en le sortant d’un REER.

Autre erreur importante. Pour qui sait comment bien utiliser ses REER, il peut à la fin payer largement moins d’impôts en le répartissant sur plusieurs années. Payer de l’impôt sur 100 000$ de gain en capital quand on gagne 50 000$ par an est bien différent d’en payer sur vingt  tranches de 5 000$ quand on est à la retraite et que notre revenu s’élève à 15 000$ par an.

Mais voilà, quand on s’informe trop peu on croit devoir payer 50% d’impôt sur notre gain en capital, on fustige le PQ parce qu’ils veulent monter ça à 75% et on finit par voter pour les Libéraux parce que l’on a une mauvaise impression basé sur un manque d’information.

.jpm

p.s. Les gens bien informé auront noté que dans cette chronique le PQ et le PLQ auraient très bien pu être interverti sans changer quoi que ce soit au sens du message.