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27/07/2012

Avoir des projets

Mercredi soir, je suis allé faire du vélo de montagne avec mon gars. Nous sommes allés dans un petit sentier de pratique que j’avais découvert en allant faire de l’escalade. (Pour les amateurs de Québec, ça se trouve dans le petit bois à l’ouest du golf de Loretteville)

Nous avons vraiment aimé ça! Le premier tour n’a pas été facile, nous sommes de vrais débutants – pas équipé en plus, mais on vite trouver les petits trucs de base et le deuxième tour a vraiment été agréable. Le seul hic c’est que c’est un peu loin de la maison pour y aller en vélo, d’autant plus qu’il y en a un petit bois juste à côté de la maison. Alors je lui ai dit qu’il pourrait très en faire une petite piste dans le petit bois d’à côté…

Mon gars a douze ans. En septembre, il sera en secondaire un et à l’été 2013, il y a de fortes chances pour qu’il veuille rester à la maison. Déjà cette année il était parmi les plus vieux à chacun des camps qu’il a fait.

Donc voilà, je lui ai dit que l’été prochain, avec des amis, ils pourraient se faire un « trail » de vélo de montagne. Bien sûr il est encore un peu jeune pour ce genre de grand projet, mais faut commencer quelque part et je vais très certainement m’organiser pour garder le projet en vie. Cet automne on va aller marcher le bois pour voir quelle configuration on peut y donner, ensuite, je vais essayer de retourner faire la petite piste de mercredi avec lui et de ses amis pour leur donner le goût à eux aussi et enfin, j’imagine que je pourrai superviser un brin les travaux, les orienter dans leur organisation et leurs aménagements…

Vous le savez, je pars en vacance dans l’Ouest Américain cette année. On fait 18 jours de voyage, plusieurs milliers de km pour lier Phoenix, Joshua Tree, Los Angeles, Big Sur, Santa Cruz, San Francisco, Yosemite, Bodie, Bishop, Death Valley, Las Vegas, Zion et le Grand Canyon, le tout avec un horaire relativement flexible où ne fait jamais trop de route et où l’on a toujours en masse de temps pour visiter en relaxer un peu.

Tous les hôtels / motel sont déjà réservé, la voiture également, on a un budget pour la bouffe et les sorties, ces dernières ne sont pas toutes prévues, mais certaines sont déjà à l’horaire. Bref, c’est un gros projet que l’on prépare depuis longtemps…

Enfin voilà, c’est important d’avoir des projets, non seulement parce que c’est très formateur, mais aussi et surtout parce que c’est ce qui rend la vie intéressante – avoir des projets et les réaliser, les mener à terme.



Donc je pars ce mardi 31 août, je ne sais pas à quel point je vais être actif (je traine quand même ma tablette), mais une chose est certaine, je vais vous revenir avec un compte rendu du voyage!

D’ici là continuez à profiter du beau temps, de la vie et faites des projets!

.jpm

11:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

24/07/2012

Les clips économiques de J.F. Lisée

Les vacances approchent pour moi. Je retourne dans l’Ouest Américain et je vais essayer de vous donner quelques nouvelles de cette région du monde durant mon périple…

Mais d’ici là, comme je ne veux pas vous laisser avec un grand vide devant vous, je vous propose quelques vidéos mises en ligne par Jean-François Lisée.

Les premiers clips sont issus de la tournée de conférence qu’il a faite dans le cadre du lancement de son livre Comment mettre le droite K.O. en 15 arguments. Lisée ne fait malheureusement pas le tour des 15 arguments mais il en passe plusieurs et vous y apprendrez, entre autres, que la fonction publique québécois loin d’être le monstre que l’on nous présente est plutôt parmi les plus mince au Canada. Vous y apprendrez également comment le patronat québécois vole quelques 13 milliards de dollars annuellement aux travailleurs québécois et comment cela pourrait être bien pire si l’on se fie à nos voisins du Sud.

Je vous mets ici le lien vers la conférence complète. Elle se trouve également en petites sections sur le site, mais c’est moins intéressant à écouter en petits bouts. La vidéo comporte également un bonus fort intéressant sur la souveraineté que je vous recommande fortement. Lisée est un conférencier très intéressant et amusant alors si vous n’avez qu’un clip à écouter cet été faites que ce soit celui sur la mise K.O. de la droite.

Si vous avez plus de temps – ou que vous êtes capable de faire deux chose en même temps – je vous propose le dossier sur la crise économique de 2008/12 que M. Lisée à colligé à partir des entretiens qu’il a fait au cours de la dernière année à l’émission CÉRIUM Planète Terre. Vous y entendrez Yvan Allaire, un économiste québécois de renom qui conseil les grands de ce monde au G20, Lionel Jospin, ancien premier ministre français et Samir Saul, un historien de l’économie fort intéressant qui retrace 800 ans de faillites économiques nationales.

Je vous recommande particulièrement les quatre premiers clips (et ce dans l’ordre de présentation), le cinquième étant pour ma part le moins intéressant.

Voilà, bonne écoute!

.jpm

19/07/2012

À grand frais – embauche de spécialistes

Ma blonde travail avec des oncologues ces jours-ci et elle est tombée sur deux histoires plutôt croustillantes.

Comme vous le savez, ou pas, les hôpitaux fonctionnent avec des enveloppes budgétaires pour ce genre de spécialistes. Pour les oncologues d’un certain hôpital, ils auront, par exemple, 1 million de dollars à dépenser. S’ils en ont trois, les médecins recevront un peu plus de 300 000$ chacun ce qui veut dire que s’ils en prennent un nouveau, le salaire de chacun tombe à 250 000$.

Or ces spécialistes sont rares et les hôpitaux doivent mettent le grappin dessus quand ils le peuvent. Mais voilà la première histoire : L’hôpital Notre-Dame-de-Dieu veut embaucher un nouvel oncologue parce qu’un de ceux qu’ils ont actuellement part à la retraite l’an prochain. Mais plutôt que de faire rentrer le nouveau médecin tout de suite (pour éviter de faire chuter les salaires) il l’engage et l’envoi toute dépense payée faire une sur-spécialisation de un an à Toronto – une sur-spécialisation que nous allons évidemment devoir payer ensuite pendant toute la carrière du médecin!

Mais il y a pire. Il y a aussi ce couple de médecins. L’un épidémiologiste, l’autre oncologue. L’un décroche un boulot dans un hôpital universitaire où ils y avaient un manque criant, le gars accepte la job à la condition qu’ils prennent également sa blonde. Pas de problème, fait la direction, on a justement un oncologue qui part à la retraite. Malheureusement pour nous, cet hôpital avait utilisé le même truc que le précèdent et ils avaient un jeune oncologue prêt à remplacer le futur retraité qui venait juste de terminer une sur-spécialisation à San José – à nos frais bien sûr. Le jeune homme s’est donc vu refuser l’accès à son poste et en plus l’hôpital a ajouté l’insulte à l’injure en lui demandant de rembourser sa sur-spécialisation!

Ce à quoi le jeune oncologue a répondu : Allez vous faire foutre! Avant d’ajouter qu’il allait probablement retourner à San José où ils allaient l’engager à bras ouverts. On aura donc perdu un médecin, le coût de ses études et les frais de la sur-spécialisation, tout ça pour pouvoir maintenir les salaires en place alors que l’on aurait pu avoir deux jeunes oncologues gagnant un peu moins pour le même prix.

Alors oui, les gars sur le BS qui fraudent nous coûtent cher, mais la mauvaise gestion des hôpitaux et du personnel médical nous coûte également très cher!

.jpm

17/07/2012

La vie dans 10cm carrés

Je suis allé faire un tour au Festival d’été de Québec cette année. J’ai vu toute sorte de gens, des trippeux qui adorait le groupe qu’ils étaient venu voir, d’autres de passage qui connaissait l’artiste mais sans plus et d’autres encore qui étaient là en touriste n’y connaissant rien, mais tendant l’oreille intéressé par ce qu’ils entendaient.

Personnellement je me suis retrouvé dans les trois catégories d’un soir à l’autre, j’ai trippé avec Offspring et passé comme touriste voir Metric que j’ai vraiment apprécié.

À tous les soirs la foule était bigarrée, des jeunes, des vieux, des punks, de sportifs, des hommes, des femmes, fumeurs, non-fumeurs, etc. Mais dans toute cette faune, j’en ai vu quelques-uns des plus étranges. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs que je croise cette espèce. Ils sont là, pas très nombreux, mais souvent présent à toutes sortes d’événement, sportifs, culturels…

Ils sont apparus il y a quelques années avec la miniaturisation et le passage à l’ère numérique de leur instrument de prédilection : Le caméscope…

Ce sont ces gens qui veulent absolument des souvenirs en images qui bougent de leur passage à ces événements. Je comprends l’idée, bien sûr. Ce que je ne comprends pas c’est que ces gens tiennent à passer une soirée à regarder un écran de 10cm carrés pendant toute une soirée alors qu’ils sont sur le Plaine d’Abraham au show d’Aerosmith.

Il me semble qu’en se cachant derrière une caméra on s’empêche d’être là, d’être sur place de vivre le show que l’on est venu voir. Ah c’est sûr, on l’a en vidéo, mais bon, le regarder dans un écran de 10cm carrés ou sur un grand écran de 55 pouces, ça a beau être plus grand, ce n’est jamais comme être là, ce n’est jamais aussi grand, aussi vrai…



Ma fille fait du Cheerleading de compétition, je prends des photos c’est certain, elle aime ça avoir des souvenirs, mais honnêtement ça me fait chier. La prestation ne dure que 2 minutes 30 secondes, si je prends deux photos, j’en manque la moitié! Heureusement que je peux la voir aux entraînements…

Bref, je ne comprends pas ces gens qui se contente d’une vie vécu dans 10 cm carrés alors que la réalité est juste là devant eux… Quoi que au bout du compte, ce sont peut-être tous de bons papa qui comme moi se sacrifie pour le bonheur des autres.

.jpm

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12/07/2012

Brins d’herbe

Si vous étiez passé devant chez moi mardi soir vers 18h00, vous auriez vu un gars accroupis dans son entrée à gratouiller à mains nues le gravier pour en sortir les petits bouts d’herbe qui y poussent.

Vous vous seriez probablement moqué de moi, le banlieusard un peu fou, maniaque de son terrain qui a tellement de temps à perdre qu’il ramasse les brins d’herbe qui dépasse dans sa cours à la main.

Je vous rassure, je ne suis pas fou, pas même un petit peu – ou peut-être que oui alors, mais juste un tout petit peu. Je n’ai pas tant de temps à perdre que ça et je ne suis pas maniaque de mon terrain…

Ce dont j’ai besoin par contre, ce sont des petits moments de vide où je m’applique à une tache simple et répétitive qui me permet de faire le vide, de ne penser à rien pendant un moment. L’escalade me permet cette évasion salvatrice, mais je ne peux pas toujours être en train de grimper.

Nous avons tous besoin de ces petits moments. Alors la prochaine fois que vous verrez un banlieusard penché sur son gravier ou ses fleurs, dites-vous bien qu’il n’est pas fou et que ce petit moment de détente vaut bien le yoga, la marche et autre méditations matinales.

.jpm

10:52 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

10/07/2012

Une longue journée au festival d’été

Détrompez-vous, je n’ai pas fait la file pendant toute la journée hier pour voir Bon Jovi. Les vacances c’est pour plus tard.

En fait, ma journée de Lundi a commencée sur l’autoroute 20 dans le coin de Drummondville, il était minuit et j’avais encore une heure de route à faire avant d’arriver à la maison. La nuit fût courte, va sans dire.

Le cadran sonne, douché, déjeuné, rasé, j’étais de retour sur la route à 7h45 pour aller reconduire ma fille à son camp de gym. Ce n’est pas trop loin de la maison. Le service de garde qui devait ouvrir à 8h00 n’ouvre finalement qu’à 8h30. Semble que je sois le seul à Québec à commencer à travailler à 8h00 – font quoi les autres?

Je rebrousse chemin pour aller reconduire mon gars au camp de soccer à l’opposé du camp de gym par rapport à ma job, 8h20, je suis au stade, 8h30 au bureau et à 9h00, je repars reconduire ma fille à la gym. C’est juste à côté, mais construction oblige, ça prend tout de même un bon 10 minutes.

Retour au bureau. Petit dîner à l’extérieur sans toutefois passer outre un détour par la maison pour l’envoi d’un courriel important oublié le matin et, retour au bureau.

17h00 je sors du bureau. Ma blonde est passée prendre les enfants. Elle était rentrée au boulot à 7h00 pour pouvoir en ressortir à temps pour récupérer les enfants avant la fin du service de garde.

De 17h00 et des poussières à un peu avant 19h00, on relaxe, on soupe sur le BBQ, on jase et on concocte le plan un peu fou d’aller faire un tour sur les Plaines voir Bon Jovi. Après tout c’est le Festival d’été, on a nos passe et puis bon, « il faut en bien en profiter un peu ».

19h00, je quitte pour le soccer. Match peu enlevant gagné 7-0, mais on les petits gars sont contents et ils ont eu l’occasion de faire des beaux jeux. On finit d’avance, je suis à la maison à 20h30 alors que j’aurais dû n’y être qu’à 21h00. On profite de l’occasion pour partir un peu plus tôt.

Il fait beau encore à 21h00, le Vieux-Québec est plein. On sillonne la basse ville, pas un seul espace de stationnement de disponible. On pousse jusque dans St-Sauveur, toujours rien. Tous les petits coins sont occupés. On remonte en haute ville au sud de René-Lévesque et au moment où je dis à ma blonde que si on fait encore deux coins de rue on laisse faire les Plaines on va prendre une bière ailleurs, je tombe sur une petite place bien en pente dont personne ne semble avoir voulu.

On se stationne, cinq minutes on est sur Cartier, cinq de plus Grande-Allée, cinq autres au parlement et encore deux pour constater que les Plaines sont pleines. Le site a été fermé à 19h30, deux heures avant le spectacle. Il est 21h45.

On remonte alors Grande-Allée, on va voir derrière la scène s’il y a un écran comme l’an passé. Finalement il n’y a rien sauf des milliers d’amateurs de Bon Jovi comme nous qui n’ont pas eu de place officielle…

Il est 22h15, nous sommes dos à la scène, le son n’est pas mauvais et je suis finalement assis sur les Plaines avec ma blonde. La journée a été longue, mais je suis heureux d’être là et ça me suffit.

.jpm

08:36 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

03/07/2012

Un texte important

Aujourd'hui je vous envois lire un petit billet de Jérôme Lussier, blogueur au journal Voir. Ce texte intitulé la gauche et l'intérêt public met en perspective les demandes de groupes d'intérêt de gauche et une certaine déconfiture de la gauche.

Il remonte à un important commentaire que l'essayiste Michael Tomasky a publié en 2006 à propos de la perte de vitesse de la gauche au États-Unis suite à la seconde élection de George W. Bush... Voici ledit commentaire, mais je vous invites à aller lire le billet complet de Lussier ainsi que les deux premier commentaire.

« L’approche des groupes d’intérêts au sein du parti Démocrate doit changer. (…) Les groupes d’intérêts doivent commencer à penser en termes de bien commun. Les objectifs et le travail de ces groupes sont souvent louables. Mais s’ils ne peuvent justifier ce travail et ces objectifs en termes universels, plutôt qu’en termes particuliers, alors on ne devrait tout simplement pas les prendre au sérieux. »

Non seulement le commentaire est important, mais il est primordiale que la gauche le comprenne sinon on s'en va nul part et très vite!

.jpm

28/06/2012

Rio +20 et la théorie des jeux

Le dernier sommet de Rio a accouché d’une souris, peut-être même de moins. La plupart des observateurs sont déçus. La situation est urgente et personne ne semble vouloir se commettre.

Pourtant depuis 2006, les coûts du réchauffement climatique (quelles qu’en soient les sources) dépassent largement ceux nécessaires à la mise en place des moyens servent à les contrer. En effet, les coûts du réchauffement évalué par l’ancien économiste en chef de la banque mondiale, Nicholas Stern, devraient atteindre 5 à 20% du PIB mondial alors que les solutions pour le contenir et en minimiser les effets ne coûtent que 1 à 2% du PIB mondial. Notons tout de même que 1 à 2% du produit intérieur brute de la planète c'est autour de 1000 milliards de dollars!

Devant ces sommes colossales, il n’est pas surprenant que les décisions soient longues à venir surtout si l’on comprend qu’il s’agit ici d’une situation typique de la théorie des jeux.

Il y a dans cette décision d’investir pour sauver la planète une multitude de joueurs et ces joueurs ne peuvent gagner que si tous les joueurs embarquent. C’est le dilemme du prisonnier. Soit tout le monde embarque et c’est payant pour tous, soit certains embarque et c’est très pénalisant pour eux.

Si tout le monde embarque, on règle le problème et on a collectivement un avenir plus intéressant. Par contre si certains joueurs trichent, s’ils laissent les autres investirent massivement sans rien faire, ceux qui auront investis seront doublement perdant. Ils auront perdu des sommes énormes, mais en plus ils vont se trouver en situation de compétition déloyale parce que ceux qui n’auront rien fait auront, en plus de n’avoir rien dépensé, un coût de revient plus bas parce qu’ils n’auront  mis aucune mesures anti-pollution en place. Et, ceci bien sûr sans parler du fait que ceux qui auront joué ne jouiront jamais des résultats escomptés parce que sans l’apport de tous les joueurs, les résultats seront bien évidemment moindres.

Malheureusement, la théorie des jeux ne nous renseigne pas sur la façon dont on doit régler ce type de problème. Nous connaissons la situation, maintenant il s’agit de se faire mutuellement confiance… La planète est peut-être encore un peu trop grande. Espérons simplement qu’il ne sera pas trop tard le jour où nous nous déciderons finalement à agir ensemble.

.jpm

26/06/2012

Longue entrevue avec Mulcair

À écouter, une longue et excellente entrevue avec Thomas Mulcair à la première chaine de Radio-Canada (CBC) – in english, mais très bien articulé.

Michel Enright, fait vraiment le tour de toutes les questions relative à Mulcair à ces vues et à sa vision pour son possible gouvernement. Leur programme, les coalitions, la nation canadienne, la question du Québec, les sables bitumineux, le mal hollandais, etc.

Noter que la progression du NPD dans le reste du Canada est important, assez pour stresser les conservateurs…

Bonne écoute!

.jpm

p.s. L'entrevue commence à 9 minutes...

22/06/2012

J’ai déjà été idéaliste

À 20 ans tout le monde est idéaliste, c’est normal. Mais généralement, avec le temps, l’idéalisme laisse la place à un certain réalisme. Chez-moi ça a été assez long, mais aujourd’hui je crois pouvoir affirmer que j’ai cessé d’être idéaliste.

Ah, je n’ai pas cessé d’avoir des idéaux. Je ne crois juste plus en un monde parfait, mais plutôt en un monde perfectible. Je ne crois plus en la révolution salvatrice (y ai-je jamais cru?), je crois plutôt en une trame à mettre en place…

Je vous ramène en 1970. C’est un peu avant la fin des trente glorieuses, ces trente années d’après-guerre où l’Occident a connu des taux de croissance annuels de cinq, sept, huit pourcent. Tout était à refaire, la classe moyenne à construire, le monde et l’espace à conquérir. Puis il y a eu la crise pétrolière de 1973, les taux directeurs se sont envolés au début des années quatre-vingt et nous sommes tranquillement passé d’une économie de la demande à une économie de l’offre.

Les mentalités ont changés tranquillement, la théorie économique a suivi ou précédé, peu importe, nous avons glissé vers le néo-libéralisme et nous sommes, à mon avis, allé trop loin.

D’importants changements sont nécessaire c’est clair. Ces changements doivent-ils être abrupte et passer par la destruction simultanée de toutes les institutions? Je ne suis pas certain. Comme pour ce glissement vers le néo-libéralisme, le glissement vers une nouvelle idéologie doit se faire tranquillement puisqu’il ne s’agit pas que de changer les institutions et les idées dominantes, mais bien de changer toute une culture économique.

Je dirais même plus, non seulement ce changement doit se faire à une vitesse raisonnable, mais il doit surtout se faire de façon consciente. Nous devons collectivement choisir une nouvelle direction, de nouveau idéaux et éviter de faire comme les Russes et choisir d’y aller le plus vite possible en prenant toute sorte de raccourcit très couteux.

Si la direction à prendre n’est pas encore claire, il est cependant évidant que d’important débats sur la question ont lieu depuis déjà longtemps. Le sommet de Rio célébrait son 20ième anniversaire cette semaine. Les mentalités ont commencées à changées, mais le modèle reste à définir, cela dit, je crois bien que l’on commence à le distinguer dans le lointain.

Ce modèle est très certainement déjà dans la tête de certains idéalistes et c’est comme ça que ça doit se faire. Les réalistes, vont ramener le projet sur terre et travailler à l’implanter de façon progressive et c’est aussi comme ça que ça doit se faire.

.jpm 

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19/06/2012

Le présent compressé

Et paf, 19 juin 2012. Hier on était en mai, avant-hier j’étais au cégep et la semaine passée je faisais du skateborad dans la cours de mon école secondaire…

Le temps passe vite. Le primaire, surtout les étés m’ont semblés infinis. Le secondaire a été un peu plus rapide, mais tellement long aussi. Puis ça a commencé à débouler, le cégep, ma première job, mon premier appartement et les dix autres qui ont suivi. Puis les enfants, la maison et mon fils qui va avoir 12 ans cet été…

Ce n’est pas que je n’avais pas remarqué cette accélération du temps auparavant, c’est juste que j’ai l’impression de ne pas avoir vu passer les dernières semaines. Le printemps est arrivé, puis le début de juin, et c’est déjà la dernière semaine d’école, déjà le 24 juin, déjà le premier juillet… Et juillet va certainement passé très vite.

Ce n’est pas la monotonie, loin de là, c’est peut-être un peu l’inverse en fait. Mais c’est aussi et surtout cette impression que tout va très vite, surtout dans les souvenir, on raccourcit, on résume. C’est cette vitesse qui m’inquiète. J’ai peur que l’accélération continue. La semaine prochaine ce sera peut-être la fin de l’été et tous les projets de l’été en cours devront être mis sur la glace.

Mémoire et projection font définitivement mauvais ménage. Entre les deux le présent est compressé et même si on essai de la savourer, il fuit à une vitesse folle.

Hier matin à 8h20, j’étais aux États-Unis, à Lake Placid assis sur le dessus d’un gros bloc, célébrant et reprenant mon souffle après la réussite d’un problème particulièrement difficile sur lequel j’avais commencé à travailler deux an plus tôt et aujourd’hui je suis de nouveau derrière mon bureau à régler des problèmes de production.

Ce n’était qu’hier, mais ça me semble déjà tellement loin. Le présent absorbe le passé si vite… Et, malheureusement, le présent n’est souvent pas à la hauteur du passé ou même du futur projeté. Alors, vivons le moment présent à fond, au moins les souvenirs seront bons!

.jpm

16:10 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

14/06/2012

Mal hollandais, productivité et politique extérieure

Je vous ai déjà parlé du mal hollandais, le nouveau cheval de bataille du chef du NPD, Thomas Mulcair. Hé bien si le débat occupe peu d’espace dans les journaux au Québec (ce qui est bien dommage puisqu’il nous concerne en premier lieu), il fait rage dans le reste du Canada.

Le gouverneur de la Banque centrale, Mark Carney, appelé à se prononcer sur le sujet avait affirmé qu’il n’y avait pas de mal hollandais au Canada, que le Canada a une économie hautement intégré et que la valeur du dollar canadien n’était pas influencé par le prix du pétrole. Évidemment, le monsieur devrait regarder les chiffres et même, oserais-je dire, réfléchir un brin avant de parler – la valeur du dollar suit très clairement le prix du pétrole comme nous le monde Gérald Fillion dans son texte mentionné plus bas.

Fait intéressant, quelques jours à peine après le commentaire de M. Carney, l’OCDE déposait un volumineux rapport affirmant que le Canada présente effectivement des signes clair de mal hollandais. Économie à deux vitesses, monnaie tiré vers le haut par des ressources naturelles abondantes et s’échangeant à fort prix.

Gérald Fillion commente la situation et trace un portrait global fort intéressant où il met en contexte le mal hollandais et la croissance de la productivité au pays. Fait intéressant, je suis tombé sur un article du journal  Les Affaires traitant justement de productivité. Alors qu’en Alberta la productivité a cru de 8.16% de 1997 à 2007, elle a cru de 14.24% au Québec, ce qui est bien, mais tout de même plus bas que la moyenne canadienne qui est de 15.89%.

Voilà pour les comics qui n’ont pas encore compris que les chiffres PIB par habitant disaient n’importe quoi.

Mais l’article du journal Les Affaire va plus loin et cherche la piste des cause de ce retard canadien – la productivité aux États-Unis a cru de 37% sur la même période. Il y a peut-être un peu de délocalisation là-dedans, mais passons. Le journal pointe entre autres la présence de grands monopoles ici et ailleurs au Canada. Va pour Hydro-Québec, quoi que je n’y crois qu’à moitié puisqu’elle est quand une très grande donneuse de contrats. Par contre, quand on parle de la SAQ, je décroche complètement – franchement voir si la SAQ ralentis la progression de la productivité! Mais bon, il se rattrape avec les grandes industries dans l’agriculture, la fixation des prix dans certains milieux et le fiable investissement en modernisation des entreprises notamment en technologie de l’information et ils ont bien raison.

Denier point à mettre en perspective, la politique extérieur. D’accord, les provinces de l’Est ne sont pas assez productive, mais le mal hollandais est bien réel n’en déplaise à Mark Carney et comme si ce n’était pas suffisant il devient de plus en plus clair que la politique extérieure du Canada se construit principalement autour de l’exportation de pétrole et donc au détriment des autres secteurs ce qui, à terme ne peut que rendre les disparités économiques entre les provinces plus grandes. Mais bon, M. Harper ni en bloc et le gouverneur de la banque centrale aussi, alors il va falloir prendre notre mal (hollandais) en patience.

.jpm

12/06/2012

L’inefficacité inverse

J’ai été témoins ce matin d’une situation d’inefficacité qui ne m’était jamais apparue comme telle aussi clairement.

J’ai un collègue qui devait faire un envoi de petites pièces d’acier inoxydable en Chine. Il est passé voir une des filles du shipping pour savoir comment faire au plus simple…

Premier commentaire : Il faut avoir l’adresse exacte et complète. Bien sûr, ce n’est jamais évident en Chine et donc il faut bien savoir avant de se lancer. C’est la suite qui pause problème. « Ça va prendre le bon code HS*. »

Les filles à l’expédition trouvent ça bien compliquer les codes HS. À leur décharge, je mentionnerai que les produits ne sont pas toujours facile à catégorisé en haute technologie et que toutes les subtilités ne sont pas disponibles dans les codes HS… Mais ce n’est certainement pas à un ingénieur payé pour développer des produits de chercher sur internet des codes HS pour expédier une dizaine de gugus en métal.

Bien sûr, notre ingénieur est brillant et efficace (ça fait plaisir Marc), mais il perd du temps à travailler sur un problème qui ne le concerne pas et pour lequel on paye déjà d’autres employés.

Mais bon quand tu veux que ton truc parte dans la journée sans faute, tu te tape la job juste pour être certain. Ce n’est pas de l’inefficacité personnel, c’est de l’inefficacité structurel. Ben oui c’est peut-être compliquer pour les filles à l’expédition les codes HS, mais qu’elles se donnent des outils, qu’elles s’y mettent sinon ça ne sert à rien d’avoir une équipe, on va demander aux ingénieurs de tout faire puisque pour eux, les codes HS, les mesures, le suivi, c’est simple comme bonjour!

J’ai l’ai condescendant? J’ai l’air de dire que nos ingénieurs sont trop brillant pour perdre leur temps avec de petites taches qui malheureusement embêtes d’autres employés qui ont moins de présence d’esprit? C’est vrai, c’est ce que je dis. Cela ne veut pas dire qu’elles ne font pas un boulot indispensable. Cela ne veut pas dire non-plus que ce sont des nunuches. Mais elles ne peuvent pas faire le travail des ingénieurs et donc ce qu’elles peuvent faire hé bien qu’elles le fasse même si c’est compliqué et puis à force de travailler, de poser des questions et de creuser, ça va devenir plus simple et tout le monde va être plus efficace.

Mais voilà, pour ceux pour qui c’est simple, la solution la plus rapide c’est souvent de le faire soi-même, ce qui contribue à entretenir l’inefficacité inverse…

.jpm

*Les codes HS sont des codes harmonisés d’expédition internationales servant à décrire sommairement la marchandise et la classé pour les frais de douanes applicable et autre.

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08/06/2012

La juste part

Ce concept de juste part, qu’il soit pour des frais de scolarité, d’impôts ou de salaire, vient nous chercher, c’est clair et c’est exactement ce que M. Charest espérait en lançant cette idée au début du conflit. Cette idée de la justice entre tous en société est très importante et est débattue depuis toujours. Platon y a d’ailleurs consacré une grande part de son œuvre.

Je ne pense pas pouvoir résoudre cet épineux et très complexe problème ici aujourd’hui, pas plus que le gouvernement ou les étudiants puissent le faire dans le contexte actuel. Par contre, à la suite de Carole Beaulieu, rédactrice en chef de la revue L’Actualité, je souligne que certaines justes parts peuvent paraitres moins juste que d’autres.

En effet, on apprend dans le dernier numéro de l’actualité que le gouvernement McGuinty vient de réviser à la baisse les montants versés aux médecins ontariens lors de divers actes médicaux. Certains actes avaient des compensations de 400$ et prenaient deux heures à exécuter, mais avec le temps et surtout la technologie (déployé à grands frais), ces actes prennent maintenant 15 minutes, mais donne toujours une compensation de 400$.

McGunity a réduit les compensations versées d’environ 10%. Évidemment, ça a fait monter les médecins aux barricades. Le premier ministre n’a pas plié, mais il en appel aujourd’hui à tous ses homologues provinciaux à emboîter le pas afin de normaliser les compensations au pays.

L’économie budgétaire de cette pour l’Ontario est d’environ 400 millions de dollars annuellement. Est-ce que M. Charest va suivre? Gageons que non. Que ferais-t-on de 400 millions supplémentaire dans nos coffres? D’ailleurs, Mme. Beaulieu nous rappelle de façon très pertinente que les médecins ont obtenue, il y a cinq ans, une très généreuse hausse salariale de 30%. Nous leur versons aujourd’hui près de 5.5 milliards de dollars en salaire annuellement soit 1.3 milliards de plus qu’il y a cinq ans!

Bien sûr il y a ici tout une question de poids relatif, de salaires compétitifs, de lobby, de grèves qui font plus mal que d’autres et j’en passe, mais au bout du compte si l’on met le juste dans la balance, comeme M. Charest l’a fait, il faut s’attendre à devoir tout évaluer et à réviser la justesse de toutes les dépenses – chose que le gouvernement Charest ne fera certainement pas, même lorsque ces dernières sont réclamer par ses homologues provinciaux.

.jpm

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05/06/2012

La boucle numérique

Si vous lisez ce blogue, il y a de fortes chances pour que vous soyez un lecteur boulimique. Vous aimez lire toutes sortes de choses. Vous lisez trois livres en même temps, vous ne comptez plus les magazines que vous parcourez dans une année et vous avez toujours une tonne d’articles à lire sur internet.

Voici pour vous, lecteurs avides, ma boucle numérique…

D’abord, je suis quelques blogues et autres site de nouvelles, mais récemment je trouve beaucoup de bonnes lectures à travers Twitter. Ensuite, j’ouvre les articles sur Firefox, je regarde rapidement pour voir s’ils m’intéressent vraiment et, si c’est le cas, je les mets dans mon compte Pocket afin de pouvoir les lire plus tard (hors ligne et sans toutes les fioritures que ces pages internet comportent). Suivra éventuellement la lecture de l’article en tant que tel, un soir, ou un samedi après-midi. Une fois l’article lu, si je le trouve vraiment intéressant, je le partage sur mes comptes Google+, Twitter et/ou Facebook…

Je vous propose évidemment d’en faire autant. Quelques bons bookmark dans votre navigateur préféré. Un compte Twitter pour suivre les professionnels de l’information qui vous intéressent et quelques sujets chauds ou d’intérêt (vis les #). Ensuite un compte Pocket qui fonctionne avec tous les navigateurs et qui permet de sauvegarder les pages pour lecture hors ligne sur votre téléphone, tablette, portable ou autre. L’interface est super simple et vraiment complète.

Bien sûr pour le reste, je vous laisse partager qui bon vous semble.

Bonne lecture !

.jpm

10:37 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)