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21/09/2012

Mon Ouest américain – Cinq

Je suis revenue de voyage depuis un mois. Le voyage me parait maintenant être à des années lumières de moi. J’en garde un souvenir vague et confus de façon générale, comme tous les souvenirs, mais en repensant à certains passages, je suis en mesure de me remémorer une multitude de petits détails qui rendent mes souvenirs très vivants…

Voici mes dernières petites notes.

Salade concombre à la chinoise : Une de nos meilleures bouffe et une belle surprise en soit fut notre repas à l’Imperial Gourmet Chinese à Bishop, une petite ville à la croisé de deux routes permettant le passage entre les deux chaines de montagne qui séparent la Californie du Nevada. Si vous être dans le coin, passer souper là et aller prendre une marche sur le « Volcanic tableland », suivez les indications pour les « Happy boulders ».

Même après 15 jours de route avec un odomètre et des distances en miles, je suis toujours incapable de m’y habituer, je vois « Bodie 21 » sur une pancarte et mon cerveau estime automatiquement le temps que ça va prendre. Et puis, immanquablement après le temps prévu, je me demande pourquoi la destination me semble encore aussi loin… Ah, c’est vrai on est en miles ici.

À Las Vegas, la seule machine à bouton avec laquelle t’es certain d’avoir quelque chose qui tombe c’est la machine à glace! Même pas besoin de mettre de l’argent dedans!

Réalisation soudaine à Vegas : 6h45 du matin, dans le casino désert de l’hôtel, de machines à sous à perte de vue et des télés sur « mute » à divers postes. L’une d’elle diffuse les images d’un homme en train de faire un discours. C’est le président des États-Unis – et il est noir! Je sais, on le prend pour acquis, mais ça m’a vraiment frappé ce matin-là, un président américain noir, c’est de la science-fiction, jamais je n’aurais cru ça possible il y a 15 ans.

Endroits préférer de la famille : Mon fils de 12 ans, Yosemite, Venice Beach. Ma fille de 10 ans, Yosemite, Hollywood. Ma blonde, Getty Museum à L.A. et Venice Beach (les canaux), toujours à L.A. Moi, Yosemite et Bishop. Plus grandes déception : Moi et ma blonde, Hollywood. Truc le plus inattendu : Les enfants, les casinos de Vegas!

En final, 18 jours de route, c’est long. On oublie souvent que l’on dort mal en voyage et que l’on se fatigue un peu plus vite. Nous nous sommes beaucoup déplacés… Si c’était à refaire, je ferais plutôt entre 12 et 14 jours et j’éliminerais la partie Phoenix - Los Angeles et je passerais plus de temps dans les parcs nationaux.

Mais au bout du compte, j’aime toujours autant voyager, je garde d’excellent souvenir de ce long périple et je suis impatient de repartir…

.jpm

11:21 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

19/09/2012

La LNH et Mahomet

Qu’ont-ils en commun? Rien sinon que les victimes sont toujours collatérales…

Je ne suis pas le hockey, je ne suis même pas un fan et le lock-out me laisse en définitive complètement indifférent. Cela dit, je ne comprends pas la logique des propriétaires ou en fait, je ne la comprends peut-être que trop.

Décréter un lock-out ne fera pas mal aux joueurs, ils sont tous millionnaires ou presque. Quelques mois ne devraient pas trop les déranger. En fait, ceux à qui ça va faire mal ce sont les petits commerçants, ceux qui vivent autour de la grosse machine qu’est le hockey professionnel. Ce sont eux qui vont faire les frais du vide laissé par l’absence de match.

Mais les petits commerçant ne peuvent rien pour régler le conflit, ils ne sont pas en mesure de mettre de la pression. Les propriétaires des amphithéâtres eux, par contre, pourraient mettre un peu de poids sur la ligue, mais ils ont généralement des parts dans les équipes et/ou font parties de grands conglomérats que les pertes engendrées par le conflit ne dérangeront que très peu en définitive – on classe ça dans la colonne des pertes et ça permet de payer moins d’impôts à la fin de l’année.

Bref le lock-out ne va faire, à mon sens, que des dommages collatéraux.

D’ailleurs c’est un peu de même pour les fous d’Allah. Les radicaux, on le sait, sont malades ça n’y changera rien, on ne les  trouvera pas plus raisonnable après ça, loin de là. Et, les dirigeants qui dénoncent les actions de part et d’autres, soulignant dans la même phrase l’importance du respect de l’autre et le droit à la liberté d’expression.

Non, ce sont tous ceux entre les deux qui vont en souffrir le plus, les modérés qui vont encore voir leur religion mis au ban et les instances gouvernementales qui n’ont rien à dire dans le conflit mais qui se trouvent tout de même sur la ligne de feu.

Cela dit, contrairement au conflit dans la LNH, celui-ci est loin de me laisser indifférent. Je trouve comme toujours que cette bande de malade dépasse les bornes. Je vous explique ce dépassement en deux mots.

C’est bien simple. Je n’ai pas de problème fondamental avec les religions. Je trouve ça con, mais je comprends la volonté de ses gens à vouloir adhérer à une religion et je respecte ce choix. Mais, une religion c’est personnel, ça relève de la vie intérieure et ça ne peut en aucun cas être imposé aux autres qui auraient fait un choix différent. Or voilà que cette bande de malade qui maintiennent que toute de représentation de Mahomet est interdite veut imposer cette interdit à tous. Eux n’ont peut-être pas le droit de le représenter, mais ça n’engage qu’eux! Je ne suis pas musulman alors en quoi leurs engagements me concernent-ils?

Il y a un film avec un acteur qui joue Mahomet? Il y a un magazine qui le caricature? Pas de problème, personne ne les obligent à les regarder! D’un autre côté s’ils veulent savoir ce que les autres pensent d’eux et qu’ils regardent – grand bien leur fasse – qu’ils en assument les conséquences!

.jpm

16:54 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

14/09/2012

Mon Ouest américain – Quatre

Le voyage a bien change. Il n’y a pas si longtemps, loué une voiture à l’étranger était compliqué, aujourd’hui on fait ça par internet plusieurs mois d’avance. Puis il y avait les motels à dénicher sur la route et les cartes à déchiffrer… Aujourd’hui bien ce sont les indications de Google Maps qu’il faut déchiffrer : 53 secondes sur la Highway 5 – Vous la connaissez celle-là non?

Mais malgré ces changements technologiques le voyage est toujours pareil à lui-même.

Voyager c’est improviser des jeux en voiture, comme les enfants qui jouent à Mastermind avec des couvercles de boisson gazeuse. Voyager c’est voir les paysages évoluer – d’ailleurs, la Californie ce n’est que ça de fantastiques paysages, un derrière l’autre. La vue, la vue, la vue.

Voyager c’est profiter des petits moments, des arrêts pipi pour voir l’envers du décor. Profiter des pauses pour faire de la photo. Profiter des arrêts maux de cœur pour sortir respirer nous aussi…

Voyager c’est aussi et surtout faire des compromis. Sur la bouffe, sur les  activités. C’est savoir s’adapter, essayer de plaire à tous sans s’oublier. Parfois c’est coûteux. Les enfants se lassent des paysages et de la marche alors on loue des vélos, par contre faire un petit détour pour descendre Lombard Street à San Francisco ne coûte rien et leur fait bien plaisir.

Voyager c’est improviser, faire au mieux avec ce que l’on a sous la main. C’est apprendre à vivre avec l’incertitude. Rien n’est aussi parfait que dans les guides de voyage. La réalité est généralement plus floue, moins évidente, tout n’est pas donné comme dans la publicité. Il faut savoir trouver les petits coins intéressant, sortir des sentiers battus et parfois savoir y rester!

Mais au-delà de tout ça, voyager c’est découvrir. Découvrir l’ailleurs, l’autre et surtout découvrir ceux avec qui l’on voyage et aussi se découvrir soi-même. Les voyages forment la jeunesse comme on dit. Hé bien ils forment également les parents, rapprochent les familles et permettent à tout un chacun de partager des moments qui n’existent pas dans le quotidien.

Voyager c’est apprendre, grandir, comprendre, se questionner, découvrir.

Voyager, c’est voyager!

.jpm

11:27 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

10/09/2012

Mon Ouest américain – Trois

L’Ouest est une terre de grands contrastes, tant du côté des paysages que du côté humain, les petits villages perdus (On a croisé Harmony, 12 habitants) côtoient les mégapoles et la richesse opulente côtoie la pauvreté institutionnalisée.

À San Francisco, afin de ne pas se ruiner nous avons opté pour un petit hôtel en ville à la limite du secteur où se tiennent les sans-abri. Dans le hall de l’hôtel, une petite pancarte explique pourquoi il y a tant de sans-abri dans le secteur et à San Francisco en général.

La raison est simple, le secteur où l’on couchait, comporte un important nombre de services pour les sans-abri et plus globalement, San Francisco et la Californie sont des endroits aux États-Unis où il y beaucoup de services pour les pauvres. Cette abondance de service attire les pauvres et les sans-abri en ville.

Le problème c’est que les emplois ne sont pas en ville à San Francisco. Ils ne sont surtout pas au centre-ville. Les emplois, nous les avons vus à Salinas, une centaine de kilomètres au sud de San Francisco, là ça bouge! Des champs à perte de vu et tous recrutent… Mais les Américains n’y vont pas. Ce n’est pas pour eux, ils laissent les champs aux Mexicains qui, visiblement y trouvent leur comptent.

Des Mexicains, il y en a au États-Unis. Une grande partie du pays est même en train de devenir bilingue du côté de l’affichage. Je dois dire que je comprends jusqu’à un certain point les Américains de se sentir quelque peu envahis par ces immigrants venu du Sud. D’un autre côté j’ai bien l’impression qu’ils ne réalisent pas que sans eux l’économie américaine s’effondrerait complètement. L’agriculture et les services dépendent en grande partie de cette population migrante qui accepte de travailler pour des peanuts et ce de Los Angeles à New York en passant par l’Arizona, la Floride et même le Colorado.

Également vu à San Francisco, tout prêt du Gap original, les derniers remparts d’Occupy SF. Il n’y avait plus grand monde là. Le mouvement aura certainement eut son impact. Malheureusement, mis à part les quelques raccourcit théoriques et les slogans qui ont du punch tel que le fameux 99%, il ne reste pratiquement rien et à la vue de Occupy SF j’ai vite compris pourquoi. Le mouvement a été complètement bouffé par sa frange radicale.

Il est vrai que c’était un mouvement de tous, pour tous, le 99% contre le reste. Et s’il y avait ce 1% de riches qui ne se sentaient pas concerné, il y avait également un autre 1%, celui à l’autre bout de l’échelle de valeur auquel la masse des 98% ne pouvait s’associer et donc à la fin ils ont décrochés…

Les grands contrastes compliquent toujours les choses, mais c’est ce qui rend la vie intéressante.

.jpm

11:38 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

04/09/2012

Retour sur la campagne électorale

Je ne commenterai pas les résultats du vote ici. De toute façon, à l'heure où j'écris ces lignes les résultats des élections n'ont même pas commencé à rentrer. Je passe rapidement sur les petits partis (et notez au passage que j'ai manqué plus de la moitié de la campagne alors ce ne sont que des impressions générales), ils ont tous manqués de visibilité. Celui que j'aurais vraiment aimé voir plus c'est Aussant avec Option Nationale, il semble avoir quelques idées intéressantes. PLQ : Ils ont manqué d'honnêteté envers eux-mêmes. J'aurais aimé voir un certain mea-culpa et un plan de redressement. D'accord, personne ne les auraient cru, mais au moins ils auraient pu tenter de laver leur image pour éviter de partir sur une si mauvaise note. Ça va leur nuire pour l'éventuelle suite à l'ère Charest. PQ : Mitiger, un certain manque de présence et de message clair sur l'économie sur leur vision du rôle du gouvernement. Comme pour le PLQ, toujours trop dans l'attaque de l'autre, dans le dénigrement de l'autre et dans le retour sur le passé, ce que la CAQ nomme les vieilles chicanes. CAQ : Encore ici, les grandes lignes était intéressantes au départ, mais on perd le contrôle en cours de route. Bien des gens ont l'impression que la CAQ est plus à droite que le PLQ alors qu'il devait représenter au départ (avant la CAQ) la gauche efficace. Aujourd'hui on ne sait plus trop où ils campent. Je n'ai pas de problème avec un parti qui pêche de bonnes idées à gauche et à droite, mais ça se doit d'être clair. QS : Là au moins la clarté était au rendez-vous et j'ai l'impression que ça a beaucoup plus à bien des gens qui ne sont pas nécessairement des sympathisants. Cela dit, j'ai trouvé la campagne du QS un peu trop axé sur certains groupes bien spécifiques. Ils auraient, à mon sens, eu beaucoup à gagner en ratissant plus large en étendant le message, en la jouant un peu plus centriste, comme un parti qui aspire vraiment à coaliser la population. Bien sûr, je reproche à la CAQ ce que je dis que QS aurait dû faire. La ligne est mince. Il faut de grande orientation et des exemples précis, mais je crois que globalement l'erreur c'est de vouloir se prononcer sur tous les dossiers - quoi que si on ne le fait pas on a l'air de pas savoir ou de vouloir éluder la question… Bref, ce n'est pas simple la politique et encore moins les campagnes électorales. .jpm p.s. Je reviens sur le résultats dans quelques jours . Enfin, peut-être, faut voir ce que ce sera et si j'ai quelque chose à dire…

Le mystère Roxton Falls

C’est jour d’élection aujourd’hui et je voulais vous parler du mystère Québec, mais il semble que même la chef du PQ soit incapable de l’élucidé alors qu’est-ce que je peux bien y comprendre moi qui ne suis même pas originaire de la région?

Reste que j’ai ma petite idée. Je ne dis pas que cela explique totalement la chose, mais je crois que ça fait partis de l’explication de cet état d’esprit un peu différent qui règne dans la capitale… À mon humble avis donc, ce serait la proximité des fonctionnaires qui est à l’origine du mystère Québec.

Vous le savez, Québec est la capitale nationale et elle compte un nombre important de fonctionnaire. Si elle a déjà été une ville de fonctionnaire, elle ne l’est plus aujourd’hui. Québec s’est largement diversifié et dynamiser, la capitale croit à un rythme soutenue depuis des années et beaucoup d’entreprises d’ici débauche des gens de Montréal pour combler leurs postes vacants.

Cela dit, elle reste une ville où la fonction publique est très présente et où tout le monde côtois des fonctionnaires alors toutes les histoires croches de la grosse machine gouvernementale on les connait. Ce ne sont pas des ouïes-dires, c’est à notre voisin que c’est arrivé. C’est la fille de notre collègue, c’est notre frère qui travaille au ministère…

Or cette proximité aiguise certains aspects de notre relation globale avec le gouvernement. Les gens de Québec les ont dans la face à l’année longue les travers du gouvernement alors il est bien possible que cela explique une partie de cette volonté de changement un peu plus radicale que l’on observe à Québec depuis nombre d’années.

Il y a certainement une foule d’autres facteurs, mais je crois bien que celui-ci a un poids significatif.

Et Roxton Falls dans tout ça? Hé bien rien. Aucun lien sionon qu’il règne là-bas un autre mystère sur lequel j’aurais pu vous entretenir, mais la politique prend la place aujourd’hui. C’est comme ça, c’est jour d’élection, nous devons tous faire notre devoir de citoyen…

Reste que si vous êtes dans le coin sachez que le gaz est toujours moins cher à Roxton Falls, un petit village perdu au centre du triangle formé par Drummondville, Sherbrooke et Granby. J’ai payé mon gaz 8 cents moins cher qu’à Québec dans ce petit coin de pays hier et c’est toujours comme ça. Fascinant!

.jpm

11:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

28/08/2012

Mon Ouest américain: Deux

Mes notes des voyages sont entrecoupées de recettes, d’invitation à faire des trucs plus souvent, à bien manger… Tomates sans jus, oignions blancs, oignions rouges, piments forts, persil…

À Los Angeles sur la plage, le Pacifique me fait toujours le même effet. Nous prenons une longue marche et je philosophe. Los Angeles, ville de grands contrastes où la richesse ostentatoire côtoie le désœuvrement absolu à tous les coins de rue… Elle fait face au Pacifique où le bonheur de marché sur la plage est donné à tous, où la puissance de la nature est la même pour tous, la mer ne fait pas de discrimination.

Clifford Bailey. Vu à Carmel, revu à Orlando puis New York et de nouveau à Carmel. J’adore ce peintre.

J’ai pris et nous avons pris bien des photos durant ce voyage. Mon je cadre des paysages. J’essaie de mettre en boîte la grandeur de l’Ouest, cette nature aux milles visages qui fascine. Des photos de paysages j’en aurais fait toute la journée et je n’en n’aurais pas eu assez, je ne suis jamais satisfait parce que rare sont les photos qui réussissent à traduire l’immensité…

La fascination est quelque chose de très personnel et difficilement partageable. J’ai beau dire aux enfants regarder, c’est magnifique, ils ne le voient pas comme moi. Tout comme ma blonde qui me montre des fleurs, des petites plantes… Parfois ils nous arrivent de réussir, de partager cette fascination pour une chose. À Joshua Tree nous nous sommes tous extasié devant le paysage – ça a duré un instant, un bel instant.

Je dois manger et faire du Queso et de la soupe Miso – pas en même temps bien sûr.

À Carmel, nous sommes tombés sur un canadien, un gars de la Nouvelle-Écosse. Il est sur la côte ouest depuis 30 ans. Il y est arrivé avec son père mathématicien à l’âge de quinze ans, il n’est jamais reparti. Il a lancé un resto de tapas – excellent d’ailleurs – et adore le coin. Beaucoup de gens ont toutes sortes de parcours de vie incroyables, c’est la richesse du monde.

À Santa Cruz, comme partout ailleurs, il ne faut pas se fier aux apparences. Après le « boardwalk » bruillant et clinquant du bord de la mer, en cherchant un peu on trouve un beau petit centre-ville tout en verdure et en petites boutiques sympas. Zoccoli’s c’est la place pour dîner si jamais vous êtes dans le coin!

.jpm

11:54 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

23/08/2012

Mon Ouest américain – Un

J’ai pris beaucoup de notes dans ce voyage, je ferais donc un compte rendu en plusieurs étapes et vous guiderai  tout le long de nos déplacements…

Premier arrêt : Phoenix. Alors que l’on débarquait de l’avion, en route pour aller chercher nos valises, ma fille m’a dit : « Là, je me sens vraiment en vacances ». Il était tard on était tous fatigué du voyage, mais c’est vrai nous étions vraiment ailleurs, en vacances – c’est à ce moment que j’ai réalisé à quel point ça me faisait plaisir de leur offrir ces vacances dans l’Ouest américain.

Pour ma part, le sentiment d’être « vraiment » en vacances est apparu dans la piscine de notre premier motel à Joshua Tree. La piscine, l’air, le soleil, le désert environnant et la perspective d’un première visite extraordinaire dès le lendemain m’ont vite fait oublier à peu près tout de ma vie de tous les jours.

La suite se passe sur la frontière entre l’Arizona et la Californie (frontière que nous avons traversée avant d’arriver à Joshua Tree), deux choses m’ont marquées. La première concerne la  pré-campagne électorale dans laquelle les États-Unis sont plongé et où les coups bas fusent déjà. On les connaît, mais bon ce que j’ai entendu à la radio durant cette longue balade entre Phoenix et Palm Springs était quand même assez surprenant : « When Obama attaked Arizona on land protection… » Ça montre bien la différence entre les provinces et les états, ces derniers étant beaucoup plus indépendants. Ça montre également comment pour certains électeurs, le président peut être un ennemi potentiel. Les états aux États-Unis semblent très indépendants et revanchard quant à leur espace et leurs politiques, même la Californie est coupée en deux entre le No-Cal et le So-Cal – grand sentiment d’appartenance…

La seconde chose qui m’a marqué à cette frontière fut le passage en tant que tel. Alors que nous étions en Arizona dans le désert à traverser des petits villages plutôt délabré, notre passage en Californie un peu avant Blythe fut fort surprenant. À peine la frontière traversé nous arrivions dans un oasis de verdure où la culture des champs domine et où les villages ont l’air beaucoup plus riches… Du ciel c’est encore plus frappant.

On le sait, la Californie est l’état le plus taxé aux États-Unis et l’Arizona fait partis des moins taxé et des plus individualistes. Il semble clair en tout cas que les taxes californiennes aient été bien utilisées et qu’elles aient effectivement servies à créer de l’emploi et de la richesse. (À bien regarder la carte on voit que la moitié des champs de ce bassin sont en Californie et que l'autre moitié est en Arizona - mais mon commentaire demeure)

D’ailleurs parlant de richesse relative, je tiens à souligner qu’outre une bonne part de Français, d’Allemands et autres scandinaves, nous avons croisé un nombre impressionnant de Québécois. Pratiquement partout où nous sommes passé nous avons croisé des Québécois en couple, en famille ou entre amis. Pas si pauvre que ça finalement le Québec.

.jpm

13:18 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

20/08/2012

La poutine du retour

Ça y est je suis de retour au bureau. Après 18 jours de « roadtrip » dans l’Ouest Américain et une journée pour faire-le-lavage, tondre-le-gazon et se-remettre-du-décalage, je dois dire que le retour au bureau se fait plutôt bien. Je n’ai pas tout oublié même si j’ai vraiment décrocher un max pendant le voyage.

J’ai souvent eu l’impression de revenir au bureau sans être vraiment partis. Cette fois-ci ce n’est pas le cas. On a toujours l’impression qu’il va se passer plein de chose en notre absence, les semaines de boulot étant généralement très bien remplies. Mais reste qu’au bout du compte les choses ne bougent pas si vites, c’est juste qu’il y a énormément de poutine au travers, c’est ça qui nous occupent, la poutine.

Évidemment l’idée c’est de la diminuer le plus possible, d’automatiser les tâches, les réponses, les actions, mais ce n’est pas toujours facile. Il y a de l’incompréhension et tous les cas spéciaux et enfin toutes ces petites étapes nécessaires à la prise de décision, une vérification ici, une mesure supplémentaire par-là, une consultation de l’autre côté…

Pour tout vous dire, c’est plutôt ça que je trouve lourd cette année. Le résumé des trois semaines je l’ai eu en une heure et demie ce matin. Depuis, je me tape la lecture des deux cents et quelques courriels de poutine qui ont jalonné les actions posées durant ces trois semaines. Je n’ai pas le choix, c’est mon job d’être au courant de la poutine – mais ça reste de la poutine, du babillage, du bruit au travers de l’information réellement importante et utile.

Il m’en reste encore plus de soixante-dix à lire et j’ai déjà plusieurs actions importante à mettre et route et à vérifier. Bon plusieurs, on parle de cinq ou six ici, de vraies tâches. Le reste c’est de la poutine…

.jpm

p.s Prochainement : Mon rapport de voyage !

16:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

08/08/2012

Jeff

Cela fait cinq jours que je suis en Californie. J'adors, les gens sont simples et sympathiques, le paysage est génial, la mer, fantastique et que dire de la température - toujours le beau temps, idéal.

 

J'ai ce collègue et ami au bureau, il a passé deux ans en Californie. Il y a travaillé au début de la bulle techno. Puis l'entreprise où il travaillait a été racheté et il a été forcé de revenir au Québec.

 

Il a trouvé ça très dur... Il parlait de la Californie tout le temps, de tout ce qu'il y avait fait durant ces deux années. Deux années visiblement bien remplies à visiter les parcs nationaux, à se faire des soirées feu de camp sur le bord de la plage, à se taper des petites fin de semaines à L.A. ou à San Francisco ou encore à San Diego et dans la vallée de Napa.

 

Il en parlait si souvent et avec tant d'enthousiasme que ça en devenait irritant. On aurait dit, à l'écouter qu'il n'y avait rien de bien au Québec et qu'il faisait toujours mauvais... Hé bien, c'est très difficile de comparer quoi que ce soit à la Californie... Et ajourd'hui, avec ce troiseme voyage en Californie, je dois dire que je le comprends...

Salut Jeff ...

.jpm

01:42 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

27/07/2012

Avoir des projets

Mercredi soir, je suis allé faire du vélo de montagne avec mon gars. Nous sommes allés dans un petit sentier de pratique que j’avais découvert en allant faire de l’escalade. (Pour les amateurs de Québec, ça se trouve dans le petit bois à l’ouest du golf de Loretteville)

Nous avons vraiment aimé ça! Le premier tour n’a pas été facile, nous sommes de vrais débutants – pas équipé en plus, mais on vite trouver les petits trucs de base et le deuxième tour a vraiment été agréable. Le seul hic c’est que c’est un peu loin de la maison pour y aller en vélo, d’autant plus qu’il y en a un petit bois juste à côté de la maison. Alors je lui ai dit qu’il pourrait très en faire une petite piste dans le petit bois d’à côté…

Mon gars a douze ans. En septembre, il sera en secondaire un et à l’été 2013, il y a de fortes chances pour qu’il veuille rester à la maison. Déjà cette année il était parmi les plus vieux à chacun des camps qu’il a fait.

Donc voilà, je lui ai dit que l’été prochain, avec des amis, ils pourraient se faire un « trail » de vélo de montagne. Bien sûr il est encore un peu jeune pour ce genre de grand projet, mais faut commencer quelque part et je vais très certainement m’organiser pour garder le projet en vie. Cet automne on va aller marcher le bois pour voir quelle configuration on peut y donner, ensuite, je vais essayer de retourner faire la petite piste de mercredi avec lui et de ses amis pour leur donner le goût à eux aussi et enfin, j’imagine que je pourrai superviser un brin les travaux, les orienter dans leur organisation et leurs aménagements…

Vous le savez, je pars en vacance dans l’Ouest Américain cette année. On fait 18 jours de voyage, plusieurs milliers de km pour lier Phoenix, Joshua Tree, Los Angeles, Big Sur, Santa Cruz, San Francisco, Yosemite, Bodie, Bishop, Death Valley, Las Vegas, Zion et le Grand Canyon, le tout avec un horaire relativement flexible où ne fait jamais trop de route et où l’on a toujours en masse de temps pour visiter en relaxer un peu.

Tous les hôtels / motel sont déjà réservé, la voiture également, on a un budget pour la bouffe et les sorties, ces dernières ne sont pas toutes prévues, mais certaines sont déjà à l’horaire. Bref, c’est un gros projet que l’on prépare depuis longtemps…

Enfin voilà, c’est important d’avoir des projets, non seulement parce que c’est très formateur, mais aussi et surtout parce que c’est ce qui rend la vie intéressante – avoir des projets et les réaliser, les mener à terme.



Donc je pars ce mardi 31 août, je ne sais pas à quel point je vais être actif (je traine quand même ma tablette), mais une chose est certaine, je vais vous revenir avec un compte rendu du voyage!

D’ici là continuez à profiter du beau temps, de la vie et faites des projets!

.jpm

11:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

24/07/2012

Les clips économiques de J.F. Lisée

Les vacances approchent pour moi. Je retourne dans l’Ouest Américain et je vais essayer de vous donner quelques nouvelles de cette région du monde durant mon périple…

Mais d’ici là, comme je ne veux pas vous laisser avec un grand vide devant vous, je vous propose quelques vidéos mises en ligne par Jean-François Lisée.

Les premiers clips sont issus de la tournée de conférence qu’il a faite dans le cadre du lancement de son livre Comment mettre le droite K.O. en 15 arguments. Lisée ne fait malheureusement pas le tour des 15 arguments mais il en passe plusieurs et vous y apprendrez, entre autres, que la fonction publique québécois loin d’être le monstre que l’on nous présente est plutôt parmi les plus mince au Canada. Vous y apprendrez également comment le patronat québécois vole quelques 13 milliards de dollars annuellement aux travailleurs québécois et comment cela pourrait être bien pire si l’on se fie à nos voisins du Sud.

Je vous mets ici le lien vers la conférence complète. Elle se trouve également en petites sections sur le site, mais c’est moins intéressant à écouter en petits bouts. La vidéo comporte également un bonus fort intéressant sur la souveraineté que je vous recommande fortement. Lisée est un conférencier très intéressant et amusant alors si vous n’avez qu’un clip à écouter cet été faites que ce soit celui sur la mise K.O. de la droite.

Si vous avez plus de temps – ou que vous êtes capable de faire deux chose en même temps – je vous propose le dossier sur la crise économique de 2008/12 que M. Lisée à colligé à partir des entretiens qu’il a fait au cours de la dernière année à l’émission CÉRIUM Planète Terre. Vous y entendrez Yvan Allaire, un économiste québécois de renom qui conseil les grands de ce monde au G20, Lionel Jospin, ancien premier ministre français et Samir Saul, un historien de l’économie fort intéressant qui retrace 800 ans de faillites économiques nationales.

Je vous recommande particulièrement les quatre premiers clips (et ce dans l’ordre de présentation), le cinquième étant pour ma part le moins intéressant.

Voilà, bonne écoute!

.jpm

19/07/2012

À grand frais – embauche de spécialistes

Ma blonde travail avec des oncologues ces jours-ci et elle est tombée sur deux histoires plutôt croustillantes.

Comme vous le savez, ou pas, les hôpitaux fonctionnent avec des enveloppes budgétaires pour ce genre de spécialistes. Pour les oncologues d’un certain hôpital, ils auront, par exemple, 1 million de dollars à dépenser. S’ils en ont trois, les médecins recevront un peu plus de 300 000$ chacun ce qui veut dire que s’ils en prennent un nouveau, le salaire de chacun tombe à 250 000$.

Or ces spécialistes sont rares et les hôpitaux doivent mettent le grappin dessus quand ils le peuvent. Mais voilà la première histoire : L’hôpital Notre-Dame-de-Dieu veut embaucher un nouvel oncologue parce qu’un de ceux qu’ils ont actuellement part à la retraite l’an prochain. Mais plutôt que de faire rentrer le nouveau médecin tout de suite (pour éviter de faire chuter les salaires) il l’engage et l’envoi toute dépense payée faire une sur-spécialisation de un an à Toronto – une sur-spécialisation que nous allons évidemment devoir payer ensuite pendant toute la carrière du médecin!

Mais il y a pire. Il y a aussi ce couple de médecins. L’un épidémiologiste, l’autre oncologue. L’un décroche un boulot dans un hôpital universitaire où ils y avaient un manque criant, le gars accepte la job à la condition qu’ils prennent également sa blonde. Pas de problème, fait la direction, on a justement un oncologue qui part à la retraite. Malheureusement pour nous, cet hôpital avait utilisé le même truc que le précèdent et ils avaient un jeune oncologue prêt à remplacer le futur retraité qui venait juste de terminer une sur-spécialisation à San José – à nos frais bien sûr. Le jeune homme s’est donc vu refuser l’accès à son poste et en plus l’hôpital a ajouté l’insulte à l’injure en lui demandant de rembourser sa sur-spécialisation!

Ce à quoi le jeune oncologue a répondu : Allez vous faire foutre! Avant d’ajouter qu’il allait probablement retourner à San José où ils allaient l’engager à bras ouverts. On aura donc perdu un médecin, le coût de ses études et les frais de la sur-spécialisation, tout ça pour pouvoir maintenir les salaires en place alors que l’on aurait pu avoir deux jeunes oncologues gagnant un peu moins pour le même prix.

Alors oui, les gars sur le BS qui fraudent nous coûtent cher, mais la mauvaise gestion des hôpitaux et du personnel médical nous coûte également très cher!

.jpm

17/07/2012

La vie dans 10cm carrés

Je suis allé faire un tour au Festival d’été de Québec cette année. J’ai vu toute sorte de gens, des trippeux qui adorait le groupe qu’ils étaient venu voir, d’autres de passage qui connaissait l’artiste mais sans plus et d’autres encore qui étaient là en touriste n’y connaissant rien, mais tendant l’oreille intéressé par ce qu’ils entendaient.

Personnellement je me suis retrouvé dans les trois catégories d’un soir à l’autre, j’ai trippé avec Offspring et passé comme touriste voir Metric que j’ai vraiment apprécié.

À tous les soirs la foule était bigarrée, des jeunes, des vieux, des punks, de sportifs, des hommes, des femmes, fumeurs, non-fumeurs, etc. Mais dans toute cette faune, j’en ai vu quelques-uns des plus étranges. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs que je croise cette espèce. Ils sont là, pas très nombreux, mais souvent présent à toutes sortes d’événement, sportifs, culturels…

Ils sont apparus il y a quelques années avec la miniaturisation et le passage à l’ère numérique de leur instrument de prédilection : Le caméscope…

Ce sont ces gens qui veulent absolument des souvenirs en images qui bougent de leur passage à ces événements. Je comprends l’idée, bien sûr. Ce que je ne comprends pas c’est que ces gens tiennent à passer une soirée à regarder un écran de 10cm carrés pendant toute une soirée alors qu’ils sont sur le Plaine d’Abraham au show d’Aerosmith.

Il me semble qu’en se cachant derrière une caméra on s’empêche d’être là, d’être sur place de vivre le show que l’on est venu voir. Ah c’est sûr, on l’a en vidéo, mais bon, le regarder dans un écran de 10cm carrés ou sur un grand écran de 55 pouces, ça a beau être plus grand, ce n’est jamais comme être là, ce n’est jamais aussi grand, aussi vrai…



Ma fille fait du Cheerleading de compétition, je prends des photos c’est certain, elle aime ça avoir des souvenirs, mais honnêtement ça me fait chier. La prestation ne dure que 2 minutes 30 secondes, si je prends deux photos, j’en manque la moitié! Heureusement que je peux la voir aux entraînements…

Bref, je ne comprends pas ces gens qui se contente d’une vie vécu dans 10 cm carrés alors que la réalité est juste là devant eux… Quoi que au bout du compte, ce sont peut-être tous de bons papa qui comme moi se sacrifie pour le bonheur des autres.

.jpm

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12/07/2012

Brins d’herbe

Si vous étiez passé devant chez moi mardi soir vers 18h00, vous auriez vu un gars accroupis dans son entrée à gratouiller à mains nues le gravier pour en sortir les petits bouts d’herbe qui y poussent.

Vous vous seriez probablement moqué de moi, le banlieusard un peu fou, maniaque de son terrain qui a tellement de temps à perdre qu’il ramasse les brins d’herbe qui dépasse dans sa cours à la main.

Je vous rassure, je ne suis pas fou, pas même un petit peu – ou peut-être que oui alors, mais juste un tout petit peu. Je n’ai pas tant de temps à perdre que ça et je ne suis pas maniaque de mon terrain…

Ce dont j’ai besoin par contre, ce sont des petits moments de vide où je m’applique à une tache simple et répétitive qui me permet de faire le vide, de ne penser à rien pendant un moment. L’escalade me permet cette évasion salvatrice, mais je ne peux pas toujours être en train de grimper.

Nous avons tous besoin de ces petits moments. Alors la prochaine fois que vous verrez un banlieusard penché sur son gravier ou ses fleurs, dites-vous bien qu’il n’est pas fou et que ce petit moment de détente vaut bien le yoga, la marche et autre méditations matinales.

.jpm

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