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10/07/2012

Une longue journée au festival d’été

Détrompez-vous, je n’ai pas fait la file pendant toute la journée hier pour voir Bon Jovi. Les vacances c’est pour plus tard.

En fait, ma journée de Lundi a commencée sur l’autoroute 20 dans le coin de Drummondville, il était minuit et j’avais encore une heure de route à faire avant d’arriver à la maison. La nuit fût courte, va sans dire.

Le cadran sonne, douché, déjeuné, rasé, j’étais de retour sur la route à 7h45 pour aller reconduire ma fille à son camp de gym. Ce n’est pas trop loin de la maison. Le service de garde qui devait ouvrir à 8h00 n’ouvre finalement qu’à 8h30. Semble que je sois le seul à Québec à commencer à travailler à 8h00 – font quoi les autres?

Je rebrousse chemin pour aller reconduire mon gars au camp de soccer à l’opposé du camp de gym par rapport à ma job, 8h20, je suis au stade, 8h30 au bureau et à 9h00, je repars reconduire ma fille à la gym. C’est juste à côté, mais construction oblige, ça prend tout de même un bon 10 minutes.

Retour au bureau. Petit dîner à l’extérieur sans toutefois passer outre un détour par la maison pour l’envoi d’un courriel important oublié le matin et, retour au bureau.

17h00 je sors du bureau. Ma blonde est passée prendre les enfants. Elle était rentrée au boulot à 7h00 pour pouvoir en ressortir à temps pour récupérer les enfants avant la fin du service de garde.

De 17h00 et des poussières à un peu avant 19h00, on relaxe, on soupe sur le BBQ, on jase et on concocte le plan un peu fou d’aller faire un tour sur les Plaines voir Bon Jovi. Après tout c’est le Festival d’été, on a nos passe et puis bon, « il faut en bien en profiter un peu ».

19h00, je quitte pour le soccer. Match peu enlevant gagné 7-0, mais on les petits gars sont contents et ils ont eu l’occasion de faire des beaux jeux. On finit d’avance, je suis à la maison à 20h30 alors que j’aurais dû n’y être qu’à 21h00. On profite de l’occasion pour partir un peu plus tôt.

Il fait beau encore à 21h00, le Vieux-Québec est plein. On sillonne la basse ville, pas un seul espace de stationnement de disponible. On pousse jusque dans St-Sauveur, toujours rien. Tous les petits coins sont occupés. On remonte en haute ville au sud de René-Lévesque et au moment où je dis à ma blonde que si on fait encore deux coins de rue on laisse faire les Plaines on va prendre une bière ailleurs, je tombe sur une petite place bien en pente dont personne ne semble avoir voulu.

On se stationne, cinq minutes on est sur Cartier, cinq de plus Grande-Allée, cinq autres au parlement et encore deux pour constater que les Plaines sont pleines. Le site a été fermé à 19h30, deux heures avant le spectacle. Il est 21h45.

On remonte alors Grande-Allée, on va voir derrière la scène s’il y a un écran comme l’an passé. Finalement il n’y a rien sauf des milliers d’amateurs de Bon Jovi comme nous qui n’ont pas eu de place officielle…

Il est 22h15, nous sommes dos à la scène, le son n’est pas mauvais et je suis finalement assis sur les Plaines avec ma blonde. La journée a été longue, mais je suis heureux d’être là et ça me suffit.

.jpm

08:36 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

05/07/2012

Fin de session d'été

Vous avez probablement remarquer mon silence radio. C'est le rush de fin de session ici. Je devrais être plus présent à partir du 16 juillet - deux semaines avant mes vacances où je retourne une fois de plus aux États-Unis me faire brûler la peau et saturer le cerveau par les superbes paysages de l'Ouest Américain.

D'ici là et même rendu-là, suivez mon compte Google+ où je poste de courtes remarques et des lectures intéressantes...

.jpm

03/07/2012

Un texte important

Aujourd'hui je vous envois lire un petit billet de Jérôme Lussier, blogueur au journal Voir. Ce texte intitulé la gauche et l'intérêt public met en perspective les demandes de groupes d'intérêt de gauche et une certaine déconfiture de la gauche.

Il remonte à un important commentaire que l'essayiste Michael Tomasky a publié en 2006 à propos de la perte de vitesse de la gauche au États-Unis suite à la seconde élection de George W. Bush... Voici ledit commentaire, mais je vous invites à aller lire le billet complet de Lussier ainsi que les deux premier commentaire.

« L’approche des groupes d’intérêts au sein du parti Démocrate doit changer. (…) Les groupes d’intérêts doivent commencer à penser en termes de bien commun. Les objectifs et le travail de ces groupes sont souvent louables. Mais s’ils ne peuvent justifier ce travail et ces objectifs en termes universels, plutôt qu’en termes particuliers, alors on ne devrait tout simplement pas les prendre au sérieux. »

Non seulement le commentaire est important, mais il est primordiale que la gauche le comprenne sinon on s'en va nul part et très vite!

.jpm

28/06/2012

Rio +20 et la théorie des jeux

Le dernier sommet de Rio a accouché d’une souris, peut-être même de moins. La plupart des observateurs sont déçus. La situation est urgente et personne ne semble vouloir se commettre.

Pourtant depuis 2006, les coûts du réchauffement climatique (quelles qu’en soient les sources) dépassent largement ceux nécessaires à la mise en place des moyens servent à les contrer. En effet, les coûts du réchauffement évalué par l’ancien économiste en chef de la banque mondiale, Nicholas Stern, devraient atteindre 5 à 20% du PIB mondial alors que les solutions pour le contenir et en minimiser les effets ne coûtent que 1 à 2% du PIB mondial. Notons tout de même que 1 à 2% du produit intérieur brute de la planète c'est autour de 1000 milliards de dollars!

Devant ces sommes colossales, il n’est pas surprenant que les décisions soient longues à venir surtout si l’on comprend qu’il s’agit ici d’une situation typique de la théorie des jeux.

Il y a dans cette décision d’investir pour sauver la planète une multitude de joueurs et ces joueurs ne peuvent gagner que si tous les joueurs embarquent. C’est le dilemme du prisonnier. Soit tout le monde embarque et c’est payant pour tous, soit certains embarque et c’est très pénalisant pour eux.

Si tout le monde embarque, on règle le problème et on a collectivement un avenir plus intéressant. Par contre si certains joueurs trichent, s’ils laissent les autres investirent massivement sans rien faire, ceux qui auront investis seront doublement perdant. Ils auront perdu des sommes énormes, mais en plus ils vont se trouver en situation de compétition déloyale parce que ceux qui n’auront rien fait auront, en plus de n’avoir rien dépensé, un coût de revient plus bas parce qu’ils n’auront  mis aucune mesures anti-pollution en place. Et, ceci bien sûr sans parler du fait que ceux qui auront joué ne jouiront jamais des résultats escomptés parce que sans l’apport de tous les joueurs, les résultats seront bien évidemment moindres.

Malheureusement, la théorie des jeux ne nous renseigne pas sur la façon dont on doit régler ce type de problème. Nous connaissons la situation, maintenant il s’agit de se faire mutuellement confiance… La planète est peut-être encore un peu trop grande. Espérons simplement qu’il ne sera pas trop tard le jour où nous nous déciderons finalement à agir ensemble.

.jpm

26/06/2012

Longue entrevue avec Mulcair

À écouter, une longue et excellente entrevue avec Thomas Mulcair à la première chaine de Radio-Canada (CBC) – in english, mais très bien articulé.

Michel Enright, fait vraiment le tour de toutes les questions relative à Mulcair à ces vues et à sa vision pour son possible gouvernement. Leur programme, les coalitions, la nation canadienne, la question du Québec, les sables bitumineux, le mal hollandais, etc.

Noter que la progression du NPD dans le reste du Canada est important, assez pour stresser les conservateurs…

Bonne écoute!

.jpm

p.s. L'entrevue commence à 9 minutes...

22/06/2012

J’ai déjà été idéaliste

À 20 ans tout le monde est idéaliste, c’est normal. Mais généralement, avec le temps, l’idéalisme laisse la place à un certain réalisme. Chez-moi ça a été assez long, mais aujourd’hui je crois pouvoir affirmer que j’ai cessé d’être idéaliste.

Ah, je n’ai pas cessé d’avoir des idéaux. Je ne crois juste plus en un monde parfait, mais plutôt en un monde perfectible. Je ne crois plus en la révolution salvatrice (y ai-je jamais cru?), je crois plutôt en une trame à mettre en place…

Je vous ramène en 1970. C’est un peu avant la fin des trente glorieuses, ces trente années d’après-guerre où l’Occident a connu des taux de croissance annuels de cinq, sept, huit pourcent. Tout était à refaire, la classe moyenne à construire, le monde et l’espace à conquérir. Puis il y a eu la crise pétrolière de 1973, les taux directeurs se sont envolés au début des années quatre-vingt et nous sommes tranquillement passé d’une économie de la demande à une économie de l’offre.

Les mentalités ont changés tranquillement, la théorie économique a suivi ou précédé, peu importe, nous avons glissé vers le néo-libéralisme et nous sommes, à mon avis, allé trop loin.

D’importants changements sont nécessaire c’est clair. Ces changements doivent-ils être abrupte et passer par la destruction simultanée de toutes les institutions? Je ne suis pas certain. Comme pour ce glissement vers le néo-libéralisme, le glissement vers une nouvelle idéologie doit se faire tranquillement puisqu’il ne s’agit pas que de changer les institutions et les idées dominantes, mais bien de changer toute une culture économique.

Je dirais même plus, non seulement ce changement doit se faire à une vitesse raisonnable, mais il doit surtout se faire de façon consciente. Nous devons collectivement choisir une nouvelle direction, de nouveau idéaux et éviter de faire comme les Russes et choisir d’y aller le plus vite possible en prenant toute sorte de raccourcit très couteux.

Si la direction à prendre n’est pas encore claire, il est cependant évidant que d’important débats sur la question ont lieu depuis déjà longtemps. Le sommet de Rio célébrait son 20ième anniversaire cette semaine. Les mentalités ont commencées à changées, mais le modèle reste à définir, cela dit, je crois bien que l’on commence à le distinguer dans le lointain.

Ce modèle est très certainement déjà dans la tête de certains idéalistes et c’est comme ça que ça doit se faire. Les réalistes, vont ramener le projet sur terre et travailler à l’implanter de façon progressive et c’est aussi comme ça que ça doit se faire.

.jpm 

11:14 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

19/06/2012

Le présent compressé

Et paf, 19 juin 2012. Hier on était en mai, avant-hier j’étais au cégep et la semaine passée je faisais du skateborad dans la cours de mon école secondaire…

Le temps passe vite. Le primaire, surtout les étés m’ont semblés infinis. Le secondaire a été un peu plus rapide, mais tellement long aussi. Puis ça a commencé à débouler, le cégep, ma première job, mon premier appartement et les dix autres qui ont suivi. Puis les enfants, la maison et mon fils qui va avoir 12 ans cet été…

Ce n’est pas que je n’avais pas remarqué cette accélération du temps auparavant, c’est juste que j’ai l’impression de ne pas avoir vu passer les dernières semaines. Le printemps est arrivé, puis le début de juin, et c’est déjà la dernière semaine d’école, déjà le 24 juin, déjà le premier juillet… Et juillet va certainement passé très vite.

Ce n’est pas la monotonie, loin de là, c’est peut-être un peu l’inverse en fait. Mais c’est aussi et surtout cette impression que tout va très vite, surtout dans les souvenir, on raccourcit, on résume. C’est cette vitesse qui m’inquiète. J’ai peur que l’accélération continue. La semaine prochaine ce sera peut-être la fin de l’été et tous les projets de l’été en cours devront être mis sur la glace.

Mémoire et projection font définitivement mauvais ménage. Entre les deux le présent est compressé et même si on essai de la savourer, il fuit à une vitesse folle.

Hier matin à 8h20, j’étais aux États-Unis, à Lake Placid assis sur le dessus d’un gros bloc, célébrant et reprenant mon souffle après la réussite d’un problème particulièrement difficile sur lequel j’avais commencé à travailler deux an plus tôt et aujourd’hui je suis de nouveau derrière mon bureau à régler des problèmes de production.

Ce n’était qu’hier, mais ça me semble déjà tellement loin. Le présent absorbe le passé si vite… Et, malheureusement, le présent n’est souvent pas à la hauteur du passé ou même du futur projeté. Alors, vivons le moment présent à fond, au moins les souvenirs seront bons!

.jpm

16:10 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

14/06/2012

Mal hollandais, productivité et politique extérieure

Je vous ai déjà parlé du mal hollandais, le nouveau cheval de bataille du chef du NPD, Thomas Mulcair. Hé bien si le débat occupe peu d’espace dans les journaux au Québec (ce qui est bien dommage puisqu’il nous concerne en premier lieu), il fait rage dans le reste du Canada.

Le gouverneur de la Banque centrale, Mark Carney, appelé à se prononcer sur le sujet avait affirmé qu’il n’y avait pas de mal hollandais au Canada, que le Canada a une économie hautement intégré et que la valeur du dollar canadien n’était pas influencé par le prix du pétrole. Évidemment, le monsieur devrait regarder les chiffres et même, oserais-je dire, réfléchir un brin avant de parler – la valeur du dollar suit très clairement le prix du pétrole comme nous le monde Gérald Fillion dans son texte mentionné plus bas.

Fait intéressant, quelques jours à peine après le commentaire de M. Carney, l’OCDE déposait un volumineux rapport affirmant que le Canada présente effectivement des signes clair de mal hollandais. Économie à deux vitesses, monnaie tiré vers le haut par des ressources naturelles abondantes et s’échangeant à fort prix.

Gérald Fillion commente la situation et trace un portrait global fort intéressant où il met en contexte le mal hollandais et la croissance de la productivité au pays. Fait intéressant, je suis tombé sur un article du journal  Les Affaires traitant justement de productivité. Alors qu’en Alberta la productivité a cru de 8.16% de 1997 à 2007, elle a cru de 14.24% au Québec, ce qui est bien, mais tout de même plus bas que la moyenne canadienne qui est de 15.89%.

Voilà pour les comics qui n’ont pas encore compris que les chiffres PIB par habitant disaient n’importe quoi.

Mais l’article du journal Les Affaire va plus loin et cherche la piste des cause de ce retard canadien – la productivité aux États-Unis a cru de 37% sur la même période. Il y a peut-être un peu de délocalisation là-dedans, mais passons. Le journal pointe entre autres la présence de grands monopoles ici et ailleurs au Canada. Va pour Hydro-Québec, quoi que je n’y crois qu’à moitié puisqu’elle est quand une très grande donneuse de contrats. Par contre, quand on parle de la SAQ, je décroche complètement – franchement voir si la SAQ ralentis la progression de la productivité! Mais bon, il se rattrape avec les grandes industries dans l’agriculture, la fixation des prix dans certains milieux et le fiable investissement en modernisation des entreprises notamment en technologie de l’information et ils ont bien raison.

Denier point à mettre en perspective, la politique extérieur. D’accord, les provinces de l’Est ne sont pas assez productive, mais le mal hollandais est bien réel n’en déplaise à Mark Carney et comme si ce n’était pas suffisant il devient de plus en plus clair que la politique extérieure du Canada se construit principalement autour de l’exportation de pétrole et donc au détriment des autres secteurs ce qui, à terme ne peut que rendre les disparités économiques entre les provinces plus grandes. Mais bon, M. Harper ni en bloc et le gouverneur de la banque centrale aussi, alors il va falloir prendre notre mal (hollandais) en patience.

.jpm

12/06/2012

L’inefficacité inverse

J’ai été témoins ce matin d’une situation d’inefficacité qui ne m’était jamais apparue comme telle aussi clairement.

J’ai un collègue qui devait faire un envoi de petites pièces d’acier inoxydable en Chine. Il est passé voir une des filles du shipping pour savoir comment faire au plus simple…

Premier commentaire : Il faut avoir l’adresse exacte et complète. Bien sûr, ce n’est jamais évident en Chine et donc il faut bien savoir avant de se lancer. C’est la suite qui pause problème. « Ça va prendre le bon code HS*. »

Les filles à l’expédition trouvent ça bien compliquer les codes HS. À leur décharge, je mentionnerai que les produits ne sont pas toujours facile à catégorisé en haute technologie et que toutes les subtilités ne sont pas disponibles dans les codes HS… Mais ce n’est certainement pas à un ingénieur payé pour développer des produits de chercher sur internet des codes HS pour expédier une dizaine de gugus en métal.

Bien sûr, notre ingénieur est brillant et efficace (ça fait plaisir Marc), mais il perd du temps à travailler sur un problème qui ne le concerne pas et pour lequel on paye déjà d’autres employés.

Mais bon quand tu veux que ton truc parte dans la journée sans faute, tu te tape la job juste pour être certain. Ce n’est pas de l’inefficacité personnel, c’est de l’inefficacité structurel. Ben oui c’est peut-être compliquer pour les filles à l’expédition les codes HS, mais qu’elles se donnent des outils, qu’elles s’y mettent sinon ça ne sert à rien d’avoir une équipe, on va demander aux ingénieurs de tout faire puisque pour eux, les codes HS, les mesures, le suivi, c’est simple comme bonjour!

J’ai l’ai condescendant? J’ai l’air de dire que nos ingénieurs sont trop brillant pour perdre leur temps avec de petites taches qui malheureusement embêtes d’autres employés qui ont moins de présence d’esprit? C’est vrai, c’est ce que je dis. Cela ne veut pas dire qu’elles ne font pas un boulot indispensable. Cela ne veut pas dire non-plus que ce sont des nunuches. Mais elles ne peuvent pas faire le travail des ingénieurs et donc ce qu’elles peuvent faire hé bien qu’elles le fasse même si c’est compliqué et puis à force de travailler, de poser des questions et de creuser, ça va devenir plus simple et tout le monde va être plus efficace.

Mais voilà, pour ceux pour qui c’est simple, la solution la plus rapide c’est souvent de le faire soi-même, ce qui contribue à entretenir l’inefficacité inverse…

.jpm

*Les codes HS sont des codes harmonisés d’expédition internationales servant à décrire sommairement la marchandise et la classé pour les frais de douanes applicable et autre.

11:50 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

08/06/2012

La juste part

Ce concept de juste part, qu’il soit pour des frais de scolarité, d’impôts ou de salaire, vient nous chercher, c’est clair et c’est exactement ce que M. Charest espérait en lançant cette idée au début du conflit. Cette idée de la justice entre tous en société est très importante et est débattue depuis toujours. Platon y a d’ailleurs consacré une grande part de son œuvre.

Je ne pense pas pouvoir résoudre cet épineux et très complexe problème ici aujourd’hui, pas plus que le gouvernement ou les étudiants puissent le faire dans le contexte actuel. Par contre, à la suite de Carole Beaulieu, rédactrice en chef de la revue L’Actualité, je souligne que certaines justes parts peuvent paraitres moins juste que d’autres.

En effet, on apprend dans le dernier numéro de l’actualité que le gouvernement McGuinty vient de réviser à la baisse les montants versés aux médecins ontariens lors de divers actes médicaux. Certains actes avaient des compensations de 400$ et prenaient deux heures à exécuter, mais avec le temps et surtout la technologie (déployé à grands frais), ces actes prennent maintenant 15 minutes, mais donne toujours une compensation de 400$.

McGunity a réduit les compensations versées d’environ 10%. Évidemment, ça a fait monter les médecins aux barricades. Le premier ministre n’a pas plié, mais il en appel aujourd’hui à tous ses homologues provinciaux à emboîter le pas afin de normaliser les compensations au pays.

L’économie budgétaire de cette pour l’Ontario est d’environ 400 millions de dollars annuellement. Est-ce que M. Charest va suivre? Gageons que non. Que ferais-t-on de 400 millions supplémentaire dans nos coffres? D’ailleurs, Mme. Beaulieu nous rappelle de façon très pertinente que les médecins ont obtenue, il y a cinq ans, une très généreuse hausse salariale de 30%. Nous leur versons aujourd’hui près de 5.5 milliards de dollars en salaire annuellement soit 1.3 milliards de plus qu’il y a cinq ans!

Bien sûr il y a ici tout une question de poids relatif, de salaires compétitifs, de lobby, de grèves qui font plus mal que d’autres et j’en passe, mais au bout du compte si l’on met le juste dans la balance, comeme M. Charest l’a fait, il faut s’attendre à devoir tout évaluer et à réviser la justesse de toutes les dépenses – chose que le gouvernement Charest ne fera certainement pas, même lorsque ces dernières sont réclamer par ses homologues provinciaux.

.jpm

11:05 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

05/06/2012

La boucle numérique

Si vous lisez ce blogue, il y a de fortes chances pour que vous soyez un lecteur boulimique. Vous aimez lire toutes sortes de choses. Vous lisez trois livres en même temps, vous ne comptez plus les magazines que vous parcourez dans une année et vous avez toujours une tonne d’articles à lire sur internet.

Voici pour vous, lecteurs avides, ma boucle numérique…

D’abord, je suis quelques blogues et autres site de nouvelles, mais récemment je trouve beaucoup de bonnes lectures à travers Twitter. Ensuite, j’ouvre les articles sur Firefox, je regarde rapidement pour voir s’ils m’intéressent vraiment et, si c’est le cas, je les mets dans mon compte Pocket afin de pouvoir les lire plus tard (hors ligne et sans toutes les fioritures que ces pages internet comportent). Suivra éventuellement la lecture de l’article en tant que tel, un soir, ou un samedi après-midi. Une fois l’article lu, si je le trouve vraiment intéressant, je le partage sur mes comptes Google+, Twitter et/ou Facebook…

Je vous propose évidemment d’en faire autant. Quelques bons bookmark dans votre navigateur préféré. Un compte Twitter pour suivre les professionnels de l’information qui vous intéressent et quelques sujets chauds ou d’intérêt (vis les #). Ensuite un compte Pocket qui fonctionne avec tous les navigateurs et qui permet de sauvegarder les pages pour lecture hors ligne sur votre téléphone, tablette, portable ou autre. L’interface est super simple et vraiment complète.

Bien sûr pour le reste, je vous laisse partager qui bon vous semble.

Bonne lecture !

.jpm

10:37 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

01/06/2012

Mes casseroles

Bien que je sois tout aussi écœuré que vous par ce conflit qui s’éternise. Bien que je sois fatigué de voir les deux partis campé sur leurs positions et être incapable de sortir de leurs boîtes respectives, mes casseroles sont restées dans mes armoires.

Il est bien possible que quand tout cela sera fini que je me dise, « j’aurais dû y aller ». J’aurais dû y aller, j’aurais dû en faire partie…

L’excuse facile c’est de se dire occupé, et je le suis pas mal, mais j’aurais pu prendre une heure dimanche, mardi, ou ailleurs. D’un autre côté, fait partie de ce mouvement depuis des années. Je ne sors pas dans la rue tapé sur des casseroles, mais j’ai un blogue sur lequel je défends des idées de centre gauche depuis belle lurette. Je ne sors pas dans la rue manifester, mais je discute avec amis, collègues et parfois de purs inconnus pour faire valoir la position de la gauche, pour rajeunir son image, renouveler son discours.

Aujourd’hui la gauche s’active. Ce ne sont pas tous les étudiants, pas tous les manifestants qui sont par idéologie, mais il y en a une part et cette part j’y participe.

Oui, les casseroles font du bruit, ça frappe les esprits, ça donne un bon show, ça fait les nouvelles, mais au-delà du tapage, il y a un travail de fond à faire et c’est celui que j’ai décidé de faire. Alors non, je ne suis pas dans la rue et dans quinze ans quand on regardera cette crise de loin, plusieurs diront avec fierté j’étais là, j’ai contribué au changement – ce ne sera pas mon cas, mais je pourrai dire avec autant de fierté que j’ai participé à la construction de la lame de fond qui un jour viendra changer la donne et enfin ramener le balancier.

.jpm

29/05/2012

Que faire des chômeurs ?

Le gouvernement Harper vient de déposer un projet de loi visant à remettre les chômeurs au travail plus rapidement les obligeant à accepter des emplois un peu moins payant et/ou un peu plus loin de chez eux…

C’est une mesure clairement à droite. On privilégie les coupures et la « responsabilisation » des individus. L’État leur vient en aide, mais de façon minimale. Si vous aviez un boulot payant chez un imprimeur et que votre spécialité disparait et bien tant pis pour vous, vous irez tourner des boulettes chez McDo et pas nécessairement celui à deux coins de rue de chez-vous.

La gauche aurait privilégié la formation. En mode continue ou sous forme de retour à l’école. C’est d’ailleurs ce que fait la Scandinavie depuis des décennies et ce qu’a recommandé le comité sur le travail de l’OCDE. La formation lors du chômage est un investissement plutôt qu’un appauvrissement et a le grand avantage d’être dirigé – puisque l’on vous paye pour étudier vous devez choisir parmi les branche où il y a manque de main d’œuvre. Un problème paradoxalement criant dans tous les pays de l’OCDE.

Mais il y a pire, le gouvernement Harper compte dans certains cas obliger chômeur à prendre un emploi spécifique. Le jumelage des emplois et des travailleurs par le gouvernement, c’est vraiment tout près de ce que certains gouvernements communistes faisaient à l’époque. Comme de quoi la droite peut parfois cacher des idéologies d’extrême gauche!

Et tout ça pourquoi? Voici ce qu’a dit la ministre Diane Finley à ce sujet :

« Notre prospérité économique dépend de notre capacité à relever les défis émergents et croissants du marché du travail. Elle dépend de notre compétitivité et de notre souplesse. Les pénuries de main-d’œuvre, le principal défi, vont s'intensifier en raison du vieillissement de la population et de la forte concurrence pour embaucher des travailleurs qualifiés sur la scène internationale »

Alors là bravo. Nous allons concurrencer la Chine en appauvrissement nos travailleurs et en leur offrant le moins de support possible. Et en même temps, nous allons combattre la concurrence autour des travailleurs spécialisés en évitant d’en former ici!

Que de courtes vues que ce gouvernement Harper…  Ah, bien sûr, pour la droite, la motivation à éventuellement peut-être perdre son emploi à 42 ans et à se retrouver bien démunis à flipper des boulettes chez McDo sera suffisante pour pousser les jeunes de 16 ans à choisir des carrières d’avenir. Le marché va s’ajuster tout seul, pas besoin de stratégie, pas besoin de vision à long terme…

Quand vous aurez fini de rêver à l’inexistant marché parfait les boys vous passerez me voir.  Vous savez où je loge.

.jpm

25/05/2012

Projection idéologique

C’est dans tous les journaux depuis quelques jours. Plusieurs associations étudiantes d’un peu partout dans le monde ont organisé des manifestations en soutien aux étudiants québécois ou du moins en soutien  à l’idée qu’ils se font du combat des étudiants québécois. Ils sont à New York, à Paris ou juste à côté à Ottawa et ils portent le carré rouge.

Comme plusieurs, j’ai été un peu surpris du rayonnement de ce combat, mais c’est la diversité des idéologies le menant qui m’a le plus surpris. Ailleurs comme ici, tous ne sont pas là pour les mêmes raisons.

Certains sont là parce qu’ils ne veulent pas voir leur frais de scolarité grimper, sachant pertinemment qu’ils n’arriveront plus. D’autres sont là pour la cause. Pour eux l’éducation doit être accessible au plus grand nombre. D’autre encore sont là parce qu’ils trouvent la hausse  déplacer lorsqu’il la mettent en perspective avec les fonds investis dans le grand nord au profit des grandes entreprises.

Et puis, il y a ceux qui militent pour la gratuité pure et simple. Et ceux qui sont à Paris pour dénoncer la marchandisation de l’université, la transformation de cette institution en grande-entreprise participant à la grande machine économique, dénonçant la vision économiste de l’éducation. Et ces autres à New York, où la gronde contre les frais exorbitants du pays se fait déjà entendre depuis longtemps.

Il y donc tous ces gens dans la rue, tous ces gens qui font de la projection idéologique – ils projettent leur vision de la crise, leur idée de la juste manifestation sur l’ensemble des manifestants… Je ne dis pas que c’est malsain, ce n’est que ma lecture de la réalité. Ce que je dis par contre, c’est que la projection idéologique est en grande partie responsable du non-essoufflement de la crise. Si cela n’avait été qu’une simple question de frais, les étudiants seraient bien seuls à l’heure qu’il est.

Espérons simplement qu’une fois le « petit » problème des droits de scolarité réglé, la discussion, la confrontation des idéologies continuera. Espérons que le discours entamé durant le printemps érable saura lui survivre et continuer d’animer l’esprit critique de la population.



Tiens, pour terminer je vous laisser sur une réflexion de Christian Rioux, lu dans Le Devoir de ce matin : « Dans une société fondée sur la jouissance immédiate et qui fait tout pour livrer pieds et poings liés sa jeunesse aux marchands de modes, de gadgets électroniques et de produits culturels frelatés, l’étudiant reste en effet un des derniers citoyens à sacrifier un avantage immédiat, celui d’un salaire et tout ce qu’il procure, pour faire le choix du savoir. »

Fort juste, mais je doute sérieusement que ça touche le gars de la construction qui peste à chaque dollar qu’il envoi à Québec!

.jpm

07:49 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

24/05/2012

Ne plus rien écrire

Le « débat » sur la hausse des frais de scolarité prend tellement de place que j’ai l’impression de ne pas pouvoir écrire à propos d’autre chose…

Je ne suis pas seul dans cette situation. Pas seul non-plus à vouloir ramener le débat à ses bases ou à la limite à un simple compromis entre le gouvernement et les étudiants, histoire que l’on puisse mener le vrai débat dans le calme. Quoique des fois je doute. À voir comment on a déjà oublié la crise de 2008, comment le mouvement Occupy Wall Street qui n’a qu’un an est devenu un lointain souvenir… Peut-être faut-il souhaiter que tout cela continue pour qu’on en vienne enfin à un vrai débat? Mais ce n’est pas viable et, le vrai débat, il se fait lors des élections et rendu là, malheureusement, il y a bien peu de chance que l’on échappe aux éternelles querelles de chiffres et de formules vide de sens.

M’enfin, je laisse les autre parler un peu. Ianik Marcil appel au calme et à la discussion tout en soulignant que l’homme moyen, le contribuable moyen n’existe pas. David Desjardins de son côté résume bien ce sentiment que l’on a tous de vouloir en parler sans le faire…

Bonne lecture!

.jpm

16:28 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)